Surdités génétiques

21 mars 2013

Découvrez l’article sur les surdités génétiques
paru dans La lettre de l’institut pasteur de février 2013

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Pour en savoir plus www.pasteur.fr

Avec l’aimable autorisation de la rédaction de la lettre de l’institut pasteur

Clinique et patients malentendants

12 janvier 2013

Voici un article de la gazette de la Clinique d’Occitanie de Muret « Le lien », nov.-déc. 2012 relatant l’intervention de l’AMDS pour une sensibilisation du personnel et instauration d’un protocole d’accompagnement des patients malentendants.
Un exemple à suivre…

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Les médicaments ototoxiques

12 janvier 2013

La liste qui suit n’est pas exhausitive et n’engage pas la responsabilité de l’association, elle a un but purement informatif pour plus de précision, contacter votre médecin

Les médicaments ototoxiques sont des produits pharmaceutiques qui ont l’inconvénient de pouvoir léser les structures de l’oreille interne. Plus de 130 médicaments et produits chimiques ont été répertoriés comme étant potentiellement ototoxiques. La fréquence réelle de l’ototoxicité induite par ces médicaments reste cependant méconnue.

L’ototoxicité se manifeste de façon variable. Les symptômes sont ceux de toute atteinte de l’oreille interne. On observe par ordre de fréquence :

  • des acouphènes : perception de sensations sonores erronées (sifflements, bourdonnements ….)
  • une hypoacousie : il s’agit d’une surdité de perception peu ou pas réversible
  • des vertiges ou troubles de l’équilibre : sensation de rotation accompagnée de nausées voire de vomissements ou, plus souvent, simple sensation ébrieuse aggravée par l’obscurité.

Plusieurs facteurs peuvent favoriser cette ototoxicité :

  • des facteurs individuels : la préexistence d’une surdité de perception, une pathologie associée telle une insuffisance rénale, un âge élevé, une sensibilité particulière au médicament rendent plus vulnérables.
  • des facteurs liés au médicament : la posologie, le mode d’administration, la durée du traitement, l’association à d’autres médicaments ototoxiques sont importants à prendre en compte.

En pratique, deux circonstances d’otoxicité bien différentes sont rencontrées :

  • un traitement administré par voie générale, qu’il s’agisse d’un traitement par comprimés, par voie intramusculaire ou par perfusion,
  • un traitement par voie locale sous forme de gouttes auriculaires.

A – Traitement par voie générale :

Sont connus comme ototoxiques :

1– Les antibiotiques du groupe des Aminoglycosides :

Ce sont : streptomycine, gentamycine, kanamycine, amikacine, pour ne citer que les plus utilisés.
Ces antibiotiques s’administrent par voie intramusculaire ou par voie veineuse. Leur usage devrait être contrôlé par des dosages sanguins réguliers afin d’éviter d’atteindre les seuils de toxicité. Ces antibiotiques ont également l’inconvénient d’entraîner une insuffisance rénale qui va elle-même augmenter leur concentration dans la circulation sanguine et de fait leur ototoxicité.
Malgré leurs inconvénients, ils sont encore souvent utilisés car ils sont remarquablement efficaces dans certaines infections graves. Rappelons également que la Streptomycine a été et reste un antituberculeux majeur.
Les travaux récents de génétique ont mis en évidence le fait qu’il existe des bases héréditaires de vulnérabilité à cette classe particulière d’antibiotiques. Une analyse de l’ADN pourrait être effectuée pour prévoir cette vulnérabilité.

D’autres antibiotiques sont possiblement ototoxiques. On peut citer l’erythromycine quand elle est administrée par voie intraveineuse à de fortes doses.
La vancomycine a les mêmes indications que les aminosides auxquels elle est souvent associée pour traiter les infections graves, ce qui potentialise le risque d’ototoxicité.

2– Les médicaments anticancéreux (chimiothérapie) :

Ce sont les seconds grands pourvoyeurs d’atteinte ototoxique par voie générale avec les aminosides.
Là aussi, l’utilisation de doses trop fortes, par voie intraveineuse, en traitement prolongé chez une personne fragile, amaigrie, déshydratée et en insuffisance rénale va fréquemment entraîner une ototoxicité. C’est dire l’importance pour le médecin de parfaitement et régulièrement adapter la posologie à chaque patient, en fonction de sa surface corporelle, de son poids et de lutter parallèlement contre les facteurs aggravants (réhydratation, apport de compléments nutritionnels…)
Le cisplatine est le produit antinéoplasique le plus ototoxique, mais citons également :la vincristine, les moutardes azotées, la vinblastine, le carboplatine, la bleomycine …

3– Certains antipaludéens sont ototoxiques :

C’est essentiellement le cas de la quinine utilisée par voie injectable dans le traitement des accès pernicieux du paludisme.
Les antipaludéens dits de synthèse administrés à titre préventif tels l’hydroxychloroquine et la primaquine peuvent provoquer des acouphènes, mais en pratique, ils sont peu ototoxiques. Ils permettent d’éviter l’infection et par conséquent la nécessité de recourir à des thérapeutiques beaucoup plus toxiques.

4– D’autres thérapeutiques médicamenteuses sont plus rarement responsables d’ototoxicité :

  • Les salicylés et autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l’acide acétylsalicylique (aspirine), l’ibuprofène ou le naproxène entre autres. Ils ont des effets ototoxiques quand ils sont pris à des doses importantes et dans le cas d’un traitement au long cours. L’atteinte est presque toujours réversible dans les jours suivant l’arrêt du traitement. Il existe de grandes variations individuelles concernant la sensibilité des patients aux salicylés et aux AINS.
  • Certains diurétiques : les diurétiques tels que le furosémide, l’acide ethacrinique, le bumetanide ont une ototoxicité dose-dépendante, habituellement réversible à l’arrêt du traitement, affectant en priorité les patients insuffisants rénaux.

Citons pour mémoire :

• des acouphènes ont été décrits avec certains antiarythmiques : lidocaïne, propranolol, metoprolol.
• parmi les anticonvulsivants, la carbamazepine peut être responsable d’acouphènes, l’acide valproïque peut causer des pertes d’audition.
• acouphènes et surdités ont été rapportés avec des médicaments antiulcéreux (cimetidine, famotidine, omeprazole), ainsi qu’avec certains contraceptifs oraux, avec certains opiacés (morphine).
• parmi les psychotropes, les antidépresseurs tricycliques peuvent induire des acouphènes, les IMAO et la fluoxetine peuvent donner des surdités. Dans plusieurs cas, la persistance d’acouphènes après l’arrêt d’un traitement prolongé au diazepam (anxiolytique) ont été décrits.

B) La seconde situation est celle d’un traitement local par gouttes auriculaires

Les circonstances sont ici différentes : c’est la mauvaise utilisation de gouttes auriculaires contenant un produit ototoxique qui va être à l’origine de la surdité.

Si l’intégrité du tympan n’est pas respectée (perforation due à l’otite ou à une paracentèse, mise en place d’un aérateur transtympanique genre yoyo ou diabolo), les gouttes vont entrer en contact avec la muqueuse du fond de l’oreille moyenne et pouvoir très facilement diffuser vers l’oreille interne à travers la très fine membrane de la fenêtre ronde.
Rappelons que la majorité des gouttes auriculaires contiennent un ou plusieurs produits ototoxiques et notamment des aminosides.
Seules les gouttes d’OFLOCET (ofloxacine) ou d’OTOFA et la poudre d’Auricularum sont peu ou pas ototoxique et peuvent donc être utilisées sans danger en cas de perforation tympanique ou d’aérateur.

Conclusion :
Il n’y a pas de traitement curatif de l’ototoxicité. Le seul moyen d’en éviter les effets est la prévention :

  • En cas de surdité préexistante ou s’il existe des cas de surdité dans la famille, il est préférable de toujours en informer son médecin.
  • Si un nouveau médicament doit être prescrit, demander les éventuels effets secondaires ototoxiques de ce produit.
  • Pour les médicaments vendus sans ordonnance, lire attentivement la notice ou demander au pharmacien si le produit peut être ototoxique.
  • Il vaut mieux, dans tous les cas, connaître les premiers signes d’une ototoxicité (acouphènes, hypoacousie, vertiges).

Texte préparé et rédigé par le docteur Marie-Christine SUBTIL dans un but informatif.
Pour une information personnalisée veuillez consulter votre médecin.

Source : http://iddanet.unisda.org/docu/audsur/audsurD2/ototox.html

L’AMDS à la Maison des Usagers du CHU 31

25 mai 2011

Depuis le lundi 18 avril 2011, la Maison des usagers du CHU de Toulouse a ouvert ses portes à l’hôpital Rangueil.

La maison des usagers est « un lieu d’écoute et d’information, ouvert aux patients et à leur proches, animé par les associations et les professionnels de santé ».

L’AMDS fait partie des associations présentes et y assure une permanence en tant que représentant de la malentendance et en tant qu’association de soutien aux malades et familles.


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Maison des usagers

Le CHU de Toulouse affiche depuis plusieurs années sa volonté de renforcer les liens avec les associations, de les aider à se structurer dans le cadre de conventions, de faciliter leur intégration au sein des unités de soins et de ses instances. Elles sont régulièrement associées aux démarches qualité et participent activement à l’amélioration de la prise en charge des patients au cours de leur séjour.


Adresse

Hôpital Rangueil
bâtiment h3 (rez-de-chaussée )
1, avenue Jean Poulhès
TSA 50032
31059 toulouse cedex 9
www.chu-toulouse.fr

Accueil sur rendez-vous du lundi au vendredi
Tél. : 05 61 32 44 98

Calendrier des permanences de toutes les associations présentes pour les semaines à venir

Permanence d’écoute à distance

1 juin 2010

Une association PsySurdus, a été créée le 4 mars 2010 à Toulouse (comme SOS Amitiés, PsySurdus, est une association à but non lucratif).

Son objectif principal est l’accessibilité à la parole de toute personne sourde et malentendante en état de crise – détresse psychologique – mal-être. La communication est basée sur la langue des signes et la langue écrite.

« Dans la vie quotidienne, il n’est pas toujours facile d’exprimer le malaise ou l’angoisse que l’on ressent. Les raisons peuvent être diverses : une période difficile dans ses études, dans la vie de tous les jours, une éventuelle séparation, une déchirure, la solitude, la douleur physique ou morale, ou encore un mal-être avec parfois cette envie de mettre fin à cette souffrance par le suicide.

La parole libérée, reçue et respectée par un autre entièrement disponible, peut conduire à un apaisement, à une demande plus claire et plus cohérente où réapparaissent confiance et espoir si nécessaires pour vivre. Il est d’autant plus facile de parler de ses problèmes quand le contact est anonyme.

Vous pouvez consulter le site pour informations :
www.psysurdus.net
WEBCAM et CHAT
Vous avez besoin que quelqu’un soit là pour vous écouter? Vous savez que parler en toute confiance vous fera du bien? N’hésitez pas, appelez-nous.
Pour accéder à la communication à distance :
– par oovoo : psysurdus ou
– par ichat (Mac) :

le lundi de 13h30 à 16h30
le jeudi de 18h à 21h
le vendredi de 9h30 à 12h.

MESSAGERIE :
psysurdus@mac.com
Si vous préférez écrire vos maux ou difficultés, vous pouvez nous encore un e-mail en faisant part de ce qui vous est difficile à vivre.

Il sera lu avec soin et nous vous répondrons sous 48 heures maximum.
Confidentialité et anonymat rassurés.

L’équipe PsySurdus »

Alerter le SAMU à Toulouse

3 décembre 2009

À Toulouse, pour alerter le samu, vous pouvez faxer cet imprimé :

Acces Samu 31 pour SourdsVisuel
Cliquer pour télécharger l’imprimé « Acces Samu 31 pour Sourds »