Comment bien vivre avec ses aides auditives ?

29 avril 2017

Ce n’est pas toujours facile de s’adapter au port d’aides auditives. Pour vous y aider, Dr Pascal FOEILLET, médecin ORL vous livre quelques conseils :

Habituez-vous dans le calme.

S’adapter au port des aides auditives demande un peu d’entraînement. « Il est recommandé de commencer dans le calme, car il faut que le cerveau s’habitue à cette nouvelle façon d’entendre », explique le Dr Pascal FOEILLET, médecin ORL.

En pratique : Evitez les ambiances trop bruyantes et privilégiez les conversations à deux (au moins au début). Demandez aussi à votre entourage de parler en articulant et placez-vous bien en face de votre interlocuteur.

Portez-les tous les jours.

En France seulement 15% des personnes souffrant de presbyacousie sont appareillées. Dommage ! Car, « non traitée la baisse d’audition multiplie par 2,5 les risques de développer une maladie d’Alzheimer. Et dans tous les cas, elle entraîne une désocialisation progressive ».

En pratique : Les aides auditives doivent être portées tous les jours, du matin au soir.

Soyez patient(e).

Les aides auditives ne sont pas miracle. Certes, elles ont beaucoup évolué et sont de plus en plus sophistiquées mais il faut quand même faire preuve de patience pour s’adapter et se sentier bien avec. « L’audioprothésiste doit procéder à un réglage très fin et personnalisé. En général, la personne fait un premier essai pendant une semaine puis revient pour affiner les réglages ».

En pratique : « Il faut compter parfois plusieurs séances et entre 2 et 3 mois pour obtenir un résultat confortable. Il ne faut surtout pas se décourager », prévient le spécialiste.

Le nettoyage, c’est tous les jours !

Les aides auditives doivent être nettoyées régulièrement. « Elles sont de plus en plus perfectionnées et donc de plus en plus fragiles. Or, l’oreille est un milieu humide et le cérumen qui se forme dans le pavillon peut réduire l’efficacité des dispositifs ».
En pratique : Il est important de nettoyer les appareils tous les jours avec soin et ne pas hésiter à demander conseil à son audioprothésiste.

Ne soyez pas déçu(e) !

Trop souvent, les aides auditives achetées ne sont pas portées et abandonnées au fond d’un tiroir. « Outre l’aspect esthétique, la personne est souvent déçue lors des premiers essais ».

En pratique : « Les aides ne permettent pas d’entendre « comme avant », mais elles vont aider à mieux entendre », prévient le médecin. Ne vous inquiétez pas, vous allez vous y faire !

Source : http://www.medisite.fr

Charte des bonnes pratiques des audioprothésistes

16 novembre 2016

Pour la première fois, l’ensemble de la profession a décidé de formaliser et de promouvoir les « 10 engagements de l’audioprothésiste » en direction des patients :

Charte_bonnes_pratiques_audioprothesiste

Source : Syndicat National des Audioprothésistes – UNSAF

Comment bien vivre avec ses aides auditives ?

31 août 2016

Ce n’est pas toujours facile de s’adapter au port d’aides auditives. Pour vous y aider, Medisite vous livre quelques conseils avec le Dr Pascal Foeillet, médecin ORL.

Habituez-vous dans le calme.

S’adapter au port des aides auditives demande un peu d’entraînement. « Il est recommandé de commencer dans le calme car il faut que le cerveau s’habitue à cette nouvelle façon d’entendre », explique le Dr Pascal Foeillet, médecin ORL.
En pratique : Evitez les ambiances trop bruyantes et privilégiez les conversations à deux (au moins au début). Demandez aussi à votre entourage de parler en articulant et placez-vous bien en face de votre interlocuteur.

Portez-les tous les jours.

En France seulement 15% des personnes souffrant de presbyacousie sont appareillées. Dommage ! Car, « non traitée la baisse d’audition multiplie par 2,5 les risques de développer une maladie d’Alzeimer. Et dans tous les cas, elle entraîne une désocialisation progressive », prévient le Dr Pascal Foeillet, médecin ORL.
En pratique : Les aides auditives doivent être portées tous les jours, du matin au soir.

Soyez patient(e).

Les aides auditives ne sont pas miracle. Certes, elles ont beaucoup évolué et sont de plus en plus sophistiquées mais il faut quand même faire preuve de patience pour s’adapter et se sentir bien avec. »L’audioprothésiste doit procéder à un réglage très fin et personnalisé. En général, la personne fait un premier essai pendant une semaine puis revient pour affiner les réglages », explique le Dr Foeillet.
En pratique : « Il faut compter parfois plusieurs séances et entre 2 et 3 mois pour obtenir un résultat confortable. Il ne faut surtout pas se décourager », prévient le spécialiste.

Le nettoyage, c’est tous les jours !

Les aides auditives doivent être nettoyées régulièrement. « Elles sont de plus en plus perfectionnées et donc de plus en plus fragiles. Or, l’oreille est un milieu humide et le cérumen qui se forme dans le pavillon peut réduire l’efficacité des dispositifs », explique le Dr Foeillet.
En pratique : Il est important de nettoyer les appareils tous les jours avec soin et ne pas hésiter à demander conseil à son audioprothésiste.

Ne soyez pas déçu(e) !

Trop souvent, les aides auditives achetées ne sont pas portées et abandonnées au fond d’un tiroir. « Outre l’aspect esthétique, la personne est souvent déçue lors des premiers essais », explique le Dr Foeillet.
En pratique : « Les aides ne permettent pas d’entendre « comme avant », mais elles vont aider à mieux entendre », prévient le médecin. Ne vous inquiétez pas, vous allez vous y faire.

Source : Medisite

Acouphènes : quelles maladies parmi les causes ?

22 août 2016

Bruits et sifflements qui résonnent dans les oreilles ?

Ce sont des acouphènes, un phénomène fréquent mais très désagréable. Ils peuvent être passagers, notamment après une exposition à un volume de décibels trop important, ou permanents.

Mais quelles sont les maladies qui peuvent provoquer des acouphènes ?

Acouphènes et maladies ORL bénignes

En cas d’acouphènes, il est courant que le système auditif soit touché. Cela n’est pas forcément une pathologie grave, et peut être résolu assez simplement. Un bouchon de cérumen coincé au fond du canal auditif peut ainsi faire résonner la circulation sanguine. Les acouphènes sont alors souvent accompagnés d’une baisse de l’audition. Il suffit de déloger le bouchon pour faire disparaître les acouphènes. Les otites sont aussi sources d’acouphènes. Une fois l’otite traitée, ceux-ci ne sont plus qu’un simple souvenir. L’hypertension artérielle peut également provoquer des bourdonnements.

Acouphènes et maladies ORL sérieuses

D’autres maladies, plus préoccupantes pour l’acuité auditive à long terme, peuvent être à l’origine des
acouphènes. Ainsi, les personnes atteintes d’otospongiose, une maladie héréditaire, subissent les
acouphènes et sont atteintes de surdité. On peut aussi évoquer la maladie de Ménière, qui est
caractérisée par une pression anormale dans le labyrinthe de l’oreille, des vertiges et une baisse de
l’acuité auditive. Si le nerf auditif est touché, notamment en cas de traumatisme, il n’est pas rare
que des acouphènes apparaissent.

source : Medisite

Le casque qui réduit les acouphènes

22 août 2016

Des scientifiques irlandais ont mis au point un casque qui permet de stimuler le cerveau et réduire le son des acouphènes de 42%.
Sifflements, bourdonnements, souffles… Le bruit constant provoqué par les acouphènes ne sera bientôt plus une souffrance psychologique pour ceux qui en souffrent. Neuromod Devices Limited, une compagnie irlandaise, vient de créer un casque audio qui aide le cerveau à réduire le volume des acouphènes.

Comment ça marche ?

Ce casque baptisé « Mutebutton » diffuse une musique relaxante. Il est rattaché à un petit bâton qui doit être posé sur la langue et diffuse un léger courant électrique en synchronisation avec la musique. De cette façon, les nerfs sont stimulés, le cerveau se concentre uniquement sur les vibrations et la mélodie relaxante, et baisse machinalement le son des acouphènes. 60 patients atteints d’acouphènes depuis plus de 6 mois ont testé le produit 30 minutes par jour pendant 10 semaines.

Résultat ?

Le volume des sons « fantômes » à réduit de 42%.
Cet appareil est uniquement disponible en Irlande. Il le sera en Grande-Bretagne pour fin 2015. Rien n’a encore été annoncé concernant la France.

source : Medisite

En finir avec les acouphènes

10 août 2016
Les acouphènes, ces bruits fantômes, sont en général bénins mais peuvent parfois gâcher la vie. Le point sur ces troubles bien réels mais méconnus… et sur les solutions pour les faire taire !
Les acouphènes, qu’est-ce que c’est ?
Ils touchent 15 à 17 % de la population française, soit plusieurs millions de personnes – le plus souvent aux alentours de la cinquantaine… Les acouphènes, ces sons fantômes qui ne sont perçus que par le patient, peuvent se manifester de différentes manières. Ils sont notamment de sonorité et d’intensité variables : tintements, bourdonnements, chuintements ou sifflements, ils vont du souffle léger au tintamarre et peuvent s’avérer particulièrement gênants. Ceux qui en souffrent sont souvent pris pour des malades imaginaires, leur entourage ayant fréquemment tendance à minimiser l’impact du phénomène sur leur qualité de vie.
Quelles sont les causes ?
Les acouphènes peuvent être liés à des maladies courantes, comme l’hypertension, lorsqu’elle est mal contrôlée, l’hyperthyroïdie, l’hypercholestérolémie ou l’excès de diabète. Mais ils peuvent être dus aussi à l’exposition prolongée au bruit dans le cadre professionnel, par exemple. Les acouphènes peuvent également être imputables à des bouchons de cérumen, des dysfonctionnements de la chaîne des osselets, des neurinomes (tumeurs bénignes du nerf auditif), des troubles vasculaires au niveau des vaisseaux proches du système auditif, ou encore des lésions de la région du cerveau régissant l’audition. Enfin, il existe des terrains génétiquement prédisposés et des facteurs de risques psychologiques (deuil, traumatisme affectif, chômage, retraite…).
Quelles sont les causes ?
Les acouphènes peuvent être liés à des maladies courantes, comme l’hypertension, lorsqu’elle est mal contrôlée, l’hyperthyroïdie, l’hypercholestérolémie ou l’excès de diabète. Mais ils peuvent être dus aussi à l’exposition prolongée au bruit dans le cadre professionnel, par exemple. Les acouphènes peuvent également être imputables à des bouchons de cérumen, des dysfonctionnements de la chaîne des osselets, des neurinomes (tumeurs bénignes du nerf auditif), des troubles vasculaires au niveau des vaisseaux proches du système auditif, ou encore des lésions de la région du cerveau régissant l’audition. Enfin, il existe des terrains génétiquement prédisposés et des facteurs de risques psychologiques (deuil, traumatisme affectif, chômage, retraite…).
Comment les éviter ?
« L’oreille a une mémoire et, à l’instar du capital soleil pour la peau, on peut parler de capital audition », explique Sylviane Chery-Croze, directrice de recherche au CNRS et administratrice de l’association France-Acouphènes. Pour ne pas entamer son capital audition et éviter la survenue d’acouphène, mieux vaut limiter les sur-stimulations sonores, avoir une bonne hygiène de vie, faire un peu d’exercice physique, et contrôler régulièrement sa tension artérielle, son cholestérol ou son diabète. Attention, certains solvants peuvent contenir des substances oto-toxique (nocives pour le système auditif), de même que certains médicaments. Vérifiez toujours les possibles effets secondaires de vos traitements.
Les solutions
On dispose de multiples traitements. Les acouphènes chroniques d’origine vasculaires se soignent grâce à des médicaments (vasodilatateurs). Mais on peut aussi venir à bout des bruits incessants grâce à des générateurs de bruits, des thérapies sonores, cognitives ou comportementales, ou encore des aides auditives. « Quel que soit le cas, consulter un spécialiste est nécessaire, insiste Sylviane Chery-Croze. Pour certains acouphènes, seules des investigations sophistiquées faisant appel à l’imagerie médicale (scanner, IRM) permettent de poser un diagnostic précis. »

Les acouphènes, ces bruits fantômes, sont en général bénins mais peuvent parfois gâcher la vie. Le point sur ces troubles bien réels mais méconnus… et sur les solutions pour les faire taire !

Les acouphènes, qu’est-ce que c’est ?

Ils touchent 15 à 17 % de la population française, soit plusieurs millions de personnes – le plus souvent aux alentours de la cinquantaine… Les acouphènes, ces sons fantômes qui ne sont perçus que par le patient, peuvent se manifester de différentes manières. Ils sont notamment de sonorité et d’intensité variables : tintements, bourdonnements, chuintements ou sifflements, ils vont du souffle léger au tintamarre et peuvent s’avérer particulièrement gênants. Ceux qui en souffrent sont souvent pris pour des malades imaginaires, leur entourage ayant fréquemment tendance à minimiser l’impact du phénomène sur leur qualité de vie.

Quelles sont les causes ?

Les acouphènes peuvent être liés à des maladies courantes, comme l’hypertension, lorsqu’elle est mal contrôlée, l’hyperthyroïdie, l’hypercholestérolémie ou l’excès de diabète. Mais ils peuvent être dus aussi à l’exposition prolongée au bruit dans le cadre professionnel, par exemple. Les acouphènes peuvent également être imputables à des bouchons de cérumen, des dysfonctionnements de la chaîne des osselets, des neurinomes (tumeurs bénignes du nerf auditif), des troubles vasculaires au niveau des vaisseaux proches du système auditif, ou encore des lésions de la région du cerveau régissant l’audition. Enfin, il existe des terrains génétiquement prédisposés et des facteurs de risques psychologiques (deuil, traumatisme affectif, chômage, retraite…).

Quelles sont les causes ?

Les acouphènes peuvent être liés à des maladies courantes, comme l’hypertension, lorsqu’elle est mal contrôlée, l’hyperthyroïdie, l’hypercholestérolémie ou l’excès de diabète. Mais ils peuvent être dus aussi à l’exposition prolongée au bruit dans le cadre professionnel, par exemple. Les acouphènes peuvent également être imputables à des bouchons de cérumen, des dysfonctionnements de la chaîne des osselets, des neurinomes (tumeurs bénignes du nerf auditif), des troubles vasculaires au niveau des vaisseaux proches du système auditif, ou encore des lésions de la région du cerveau régissant l’audition. Enfin, il existe des terrains génétiquement prédisposés et des facteurs de risques psychologiques (deuil, traumatisme affectif, chômage, retraite…).

Comment les éviter ?

« L’oreille a une mémoire et, à l’instar du capital soleil pour la peau, on peut parler de capital audition », explique Sylviane Chery-Croze, directrice de recherche au CNRS et administratrice de l’association France-Acouphènes. Pour ne pas entamer son capital audition et éviter la survenue d’acouphène, mieux vaut limiter les sur-stimulations sonores, avoir une bonne hygiène de vie, faire un peu d’exercice physique, et contrôler régulièrement sa tension artérielle, son cholestérol ou son diabète. Attention, certains solvants peuvent contenir des substances oto-toxique (nocives pour le système auditif), de même que certains médicaments. Vérifiez toujours les possibles effets secondaires de vos traitements.

Les solutions

On dispose de multiples traitements. Les acouphènes chroniques d’origine vasculaires se soignent grâce à des médicaments (vasodilatateurs). Mais on peut aussi venir à bout des bruits incessants grâce à des générateurs de bruits, des thérapies sonores, cognitives ou comportementales, ou encore des aides auditives. « Quel que soit le cas, consulter un spécialiste est nécessaire, insiste Sylviane Chery-Croze. Pour certains acouphènes, seules des investigations sophistiquées faisant appel à l’imagerie médicale (scanner, IRM) permettent de poser un diagnostic précis. »

Source : Médisite

Acouphènes : bientôt des médicaments ?

9 août 2016

Grâce à leur découverte, des chercheurs américains et allemands tentent de mettre au point des médicaments pour soigner les acouphènes.

Vous souffrez des effets d’acouphènes ? Un médicament pourrait bientôt être créé grâce à la découverte de chercheurs américains et allemands. Dans leur étude, publiée dans la revue Trends in Cognitive Science, les scientifiques expliquent avoir trouvé les régions du cerveau responsables des acouphènes. C’est-à-dire celles qui permettraient au cerveau de recevoir et d’évaluer les sensations auditives. « Cette découverte ouvre la porte à d’éventuelles thérapies, puisque ces systèmes dépendent de la transmission de dopamine et de sérotonine entre les neurones », explique un des auteurs de l’étude. Les chercheurs se lancent donc sur la piste d’un traitement régulant la dopamine (neurotransmetteur du cerveau) pour soulager les troubles auditifs provoqués par les acouphènes..

Les acouphènes c’est quoi ?

Les acouphènes désignent des bourdonnements ou des sifflements perçus dans une ou deux oreilles. Même si ce phénomène est dû à une écoute prolongée de musique à fort volume, il n’est pas déclenché à cause d’un son réel. L’âge, les traumatismes sonores ou les troubles psychologiques peuvent également être une cause de l’acouphène. Selon l’Ipsos, un institut des sondages français, 16 millions de Français, dont un adulte sur quatre souffrirait d’acouphènes en 2014.
Source : Medisite

Acouphènes : 7 solutions pour ne plus les entendre

9 août 2016

1 Français sur 4 a ou aurait eu des acouphènes. Suite à un traumatisme sonore, à une poussée de tension, de diabète ou encore une otite, on se met à entendre un sifflement ou un bourdonnement, de manière occasionnelle ou permanente. Les solutions pour en finir avec ce bruit gênant.

Ecouter du bruit blanc pour tromper le cerveau

Un acouphène peut passer de lui-même au bout de quelques jours ou quelques semaines. Lorsqu’il s’installe, c’est qu’il a été « mémorisé » par le cerveau : « Il s’agit alors d’un son lié à un traumatisme (maladie ou traumatisme sonore) qui reste en mémoire alors que la cause a disparu », précise le Dr Lacher-Fougère. L’objectif est alors d’amener le cerveau à « oublier » ce bruit gênant et à le masquer. Pour cela, on mélange ou couvre l’acouphène par un bruit qui n’est pas perçu comme désagréable et que le cerveau est capable de filtrer.

En pratique : le masquage sonore peut par exemple se faire en écoutant une liste de musiques (de préférence toujours la même) le soir au moment de dormir ou dès que l’acouphène est gênant. On peut aussi utiliser un son neutre type bruit de nature (eau, vent…) ou un « bruit blanc », quasi inaudible et proche de l’intensité sonore de l’acouphène (on trouve des CD de bruits blancs, par ex. sur stop-acouphènes.com). Il faut généralement écouter ces bruits à un volume faible, 3 à 4h par jour pendant au moins 6 mois. Si ça ne marche pas, un audioprothésiste peut aussi fournir un générateur de bruit blanc à porter derrière l’oreille (environ 500 € par oreille).

Des exercices de relaxations pour les oublier

L’acouphène est un cercle vicieux : plus on focalise son attention dessus parce qu’il nous gêne, plus il est mal vécu et plus on l’entend… Il faut essayer d’interrompre ce cercle infernal et les méthodes de relaxation, comme la sophrologie, peuvent aider.

Comment ça marche ? Un sophrologue peut par exemple montrer des exercices de relaxation dynamique (mouvements doux synchronisés au souffle) ou s’appuyer sur des images mentales (on visualise par exemple un endroit où l’on se sent particulièrement bien afin de s’y ressourcer lorsque l’acouphène nous dérange, par exemple le soir en se couchant). Il aide aussi à exprimer son ressenti et à travailler sur la gestion du stress et des émotions. 3 à 6 séances sont généralement nécessaires avant de pouvoir utiliser seul ces outils à la maison, au quotidien. (45 à 70 € selon la région, http://reseau-sophrologie-acouphenes.fr/)

Détendre les muscles des cervicales

Certains acouphènes, dits « somatosensoriels », sont liés à des tensions excessives au niveau de la face, du cou et des mâchoires. Des indices pour les reconnaître ? Ils surviennent généralement d’un seul côté, par intermittence (notamment lorsqu’on bouge la tête dans certaines positions) et s’accompagnent de maux de tête ou de douleurs cervicale.

Comment ça marche ? Via des pressions et des manipulations douces au niveau des cervicales et des mâchoires, un ostéopathe ou un chiropracteur peuvent débloquer les tensions près de l’oreille et aider à éliminer l’acouphène, au bout de 3 séances en moyenne (40 à 80€ selon la région et le praticien).

Attention, ce n’est efficace que si l’acouphène n’est lié qu’à ces tensions mécaniques et qu’un bilan ORL confirme qu’il n’y a pas d’autres causes comme une baisse de l’audition ou une maladie.

Trouver des parades pour se relaxer

Souvent, l’habituation à un acouphène se fait naturellement. Mais 10% environ des gens n’y parviennent pas et se retrouvent très gênés au quotidien, avec des problèmes d’anxiété, de sommeil, de fatigue… « L’objectif est alors d’apprendre à mieux gérer l’acouphène pour pouvoir l’ignorer et finir par l’oublier », explique le Dr Lacher-Fougère. Un soutien psychologique via une thérapie comportementale et cognitive (TCC) peut aider. Ce type de thérapie permet d’identifier les idées et automatismes qui entretiennent l’acouphène et de trouver des parades.

En pratique : les exercices proposés visent à changer les croyances concernant l’acouphène (par exemple « je peux trouver des parades » plutôt que « ça ne va aller qu’en empirant ») ou la façon de réagir lorsqu’il nous gêne (par exemple utiliser des méthodes de relaxation au lieu de fuir les endroits bruyants). Une étude auprès de 492 patients a été publiée en 2012 dans The Lancet : après 12 mois, les patients du groupe TCC présentaient une amélioration supérieure en matière de qualité de vie par rapport à ceux qui recevaient uniquement des soins standards. Il faut généralement compter 5 à 12 séances, auprès d’un psychologue, orthophoniste ou psychiatre formé aux TCC (www.aftcc.org), d’abord en individuel puis en groupe. De 50 à 100 €/séance en individuel, 30 à 50 € en groupe.

Essayer les vasodilatateurs pour les acouphènes récents

Lorsque les acouphènes sont récents (moins de 6 mois), le médecin peut dans un premier temps prescrire un traitement par vasodilatateur, quelle qu’en soit la cause. « En dilatant les vaisseaux sanguins, notamment ceux qui irriguent l’oreille, ces médicaments augmentent l’afflux de sang et aideraient ainsi les cellules auditives agressées à se réparer », explique le Dr Lacher-Fougère.

En pratique : le ginkgo biloba est une des molécules les plus prescrites. Il faut prendre ces médicaments 2 à 3 fois par jour pendant 1 à 2 mois (s’il n’y a pas d’effet au-delà, mieux vaut arrêter et essayer autre chose) mais ils ne sont plus remboursés. N’hésitez pas à demander conseil à votre pharmacien.

Un appareil auditif qui diminue les acouphènes

Si l’acouphène est associé à une perte d’audition, un appareil auditif qui amplifie les sons ambiants peut suffire à diminuer progressivement la gêne. Mais l’appareil doit être bien réglé (trop fort, il favorise la fatigue auditive donc l’acouphène), il est donc important d’ajuster le réglage au moins 3 fois par an chez l’audioprothésiste.

Mais aussi : si ça ne suffit pas, un générateur de sons peut être ajouté à l’appareil auditif (compter en moyenne 300 € de plus). L’audioprothésiste essaiera de trouver les sons qui se rapprochent le plus possible de l’acouphène : à la longue, l’oreille s’habitue à cette fréquence et le cerveau comprend qu’il ne doit plus prendre en compte ces sons, on finit par ne plus entendre l’acouphène.

Consulter sans attendre

Lorsqu’on se met à entendre des sifflements ou bruits gênants dans l’oreille, par exemple après un concert ou sans raison apparente, mieux vaut en parler tout de suite à son généraliste ou son ORL. « Si on les prend tôt, on arrive à faire disparaître les acouphènes dans la majorité des cas grâce à des médicaments ou des ambiances sonores douces. Mais il faut consulter rapidement, dès lors que l’acouphène ne passe pas tout seul au bout de 3 ou 4 jours », prévient le Dr Stéphane Lacher-Fougère, ORL à Bordeaux. En revanche, plus on attend avant de s’en occuper (par exemple si on laisse traîner plusieurs mois), plus l’acouphène devient compliqué à traiter car il est « mémorisé » par le cerveau.

L’idéal est de s’orienter vers une consultation acouphènes, au sein de laquelle tous ces professionnels travaillent ensemble. « Chacun apporte son savoir-faire : soutien psychologique, explication du fonctionnement de l’oreille, techniques de relaxation comme la sophrologie pour diminuer le stress, stratégies d’évitement du silence, conseils pour trouver le masquage sonore adéquat, etc… », précise le Dr Lacher-Fougère. Une trentaine d’équipes spécialisées existe à travers la France. Pour contacter la plus proche, consulter le site de l’Afrepa , qui en regroupe plusieurs.

Source : Medisite, Enquête JNA (Journée Nationale de l’audition)/ Ipsos Acouphènes et hyperacousie , 2014.

Comment éviter la presbyacousie ?

20 mars 2016

La presbyacousie est une perte auditive naturelle qui se manifeste à partir de 55 ans.

Bricolage : portez des bouchons !

Perceuse, ponceuse… Bricoler à la maison met souvent nos oreilles à rude épreuve ! Or, on peut les protéger facilement et efficacement.
En pratique : On opte pour des bouchons d’oreilles. « Peu onéreux, confortables, en mousse ou en cire, ils assurent une bonne protection », indique l’association JNA.
A savoir : Pour les professionnels, il existe des bouchons plus perfectionnés, moulés à l’oreille et qui ne déforment pas le son. Renseignez-vous auprès d’un audioprothésiste.

Médicaments : attention !

Antibiotiques, anti-inflammatoires, diurétiques donnés en perfusion (insuffisance rénale), antipaludéens… De nombreux médicaments sont ototoxiques. « Ils peuvent entraîner des baisses de l’audition qui s’ajoutent au vieillissement physiologique », explique le Dr Pascal FOEILLET.
En pratique : Vous ne pouvez pas interrompre un traitement sans avis médical. Si vous redoutez les risques potentiels de vos médicaments, parlez-en à votre médecin.

Baladeur : pas plus d’une heure par jour

Les petits écouteurs des baladeurs amènent le son au plus près du système auditif ce qui les rendent potentiellement plus dangereux que les casques traditionnels. De plus, ils n’empêchent pas de percevoir les bruits ambiants ce qui peut conduire à monter le son. « Mieux vaut donc ne pas abuser du baladeur », souligne le Dr Pascal FOEILLET, médecin ORL.
En pratique : Ne pas écouter le baladeur plus d’une heure par jour et ne pas l’utiliser dans une ambiance déjà bruyante. De plus « ne poussez jamais le volume à fond, mais restez à deux tiers environ du volume maximum et préférez un bon casque couvre-oreille aux oreillettes », recommande notre interlocuteur.

Concert : éloignez-vous des enceintes !

Vous allez régulièrement à des concerts ? Attention ! « La baisse auditive dans la presbyacousie, est liée à l’altération des petites cellules ciliées, situées dans l’oreille interne. Les cellules ne se renouvellent pas et avec l’âge elles deviennent moins mobiles. Le phénomène est accéléré si la personne est soumise à des traumatismes sonores », explique le Dr Pascal FOEILLET, médecin ORL.
En pratique : Eviter de vous placer trop près des enceintes s’il s’agit d’un concert avec instruments amplifiés, ou de l’orchestre s’il s’agit d’un concert symphonique. On peut aussi protéger ses oreilles en portant des bouchons en mousse.

Source : Medisite

Comment entend l’oreille

20 mars 2016

L’oreille et son fonctionnement

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L’oreille est composée de trois parties successives qui forment un organe complexe, sensible mais très fragile de surcroît. Tout d’abord, une partie visible, l’oreille externe composée du pavillon et du conduit auditif externe fermé par le tympan. Ensuite se trouve l’oreille moyenne. C’est une cavité contenant de l’air dans laquelle se trouvent trois osselets : le marteau, l’enclume et l’étrier. La base de ce dernier est constituée par une petite membrane appelée membrane de la fenêtre ovale. Derrière se trouve l’oreille interne dans laquelle se trouve la cochlée (autrefois appelé limaçon). La cochlée est le cœur de l’appareil sensitif. C’est une cavité en spirale, comme une coquille d’escargot, haute de 35 mm, remplie d’un liquide, appelée l’endolymphe. L’une des parois de la cochlée est composée d’une membrane renfermant l’organe de Corti composé de 15000 cellules, ayant la forme de minuscules cils. Selon leur place dans la spirale, elles sont sensibles à certaines fréquences spécifiques. Ainsi s’explique la sensibilité de l’oreille. Ces cellules ciliées sont connectées à des nerfs eux mêmes raccordés au cerveau par le nerf auditif. Les cellules ciliées ont la particularité de ne pas se renouveler. Toute surdité liée à leur destruction est donc définitive

Le cheminement du son

Une onde sonore (acoustique) est captée par le pavillon qui agit comme une antenne qui concentre les ondes et les amortit. Lors d’une conversation, la pression acoustique subie par le tympan correspond au millionième de la pression atmosphérique. L’onde atmosphérique, pénètre ensuite dans le conduit auditif. Arrivée au bout de ce dernier, l’onde sonore fait osciller le tympan. Celui-ci transmet ses vibrations aux osselets. La vibration aérienne est alors transformée en vibration solide. Cette vibration est communiquée à son tour au liquide se trouvant à l’intérieur de la cochlée par le biais de la membrane de la fenêtre ovale.
Les cellules de Corti captent les mouvements de l’endolymphe et transmettent un signal vers le cerveau.

Source : Medisite

Vidéo : la pose d’un implant cochléaire

20 mars 2016


Audition : la pose d'un implant cochléaire par ids-medisite

Contre les acouphènes… une innovation ?

20 mai 2015

Des scientifiques irlandais ont mis au point un casque qui permet de stimuler le cerveau et réduire le son des acouphènes de 42%.

Sifflements, bourdonnements, souffles… Le bruit constant provoqué par les acouphènes ne sera bientôt plus une souffrance psychologique pour ceux qui en souffrent. Neuromod Devices Limited, une compagnie irlandaise, vient de créer un casque audio qui aide le cerveau à réduire le volume des acouphènes.

Comment ça marche ?

Ce casque baptisé « Mutebutton » diffuse une musique relaxante. Il est rattaché à un petit bâton qui doit être posé sur la langue et diffuse un léger courant électrique en synchronisation avec la musique. De cette façon, les nerfs sont stimulés, le cerveau se concentre uniquement sur les vibrations et la mélodie relaxante, et baisse machinalement le son des acouphènes. 60 patients atteints d’acouphènes depuis plus de 6 mois ont testé le produit 30 minutes par jour pendant 10 semaines. Résultat ? Le volume des sons « fantômes » à réduit de 42%.

Cet appareil est uniquement disponible en Irlande. Il le sera en Grande-Bretagne pour fin 2015. Rien n’a encore été annoncé concernant la France.

Source :http://www.medisite.fr

Qu’est-ce que l’acoumétrie ?

28 avril 2015

Intérêt de l’examen

L’acoumétrie permet une mesure clinique grossière de l’acuité auditive à l’aide de plusieurs tests auditifs simples.
Outre l’évaluation de l’audition à la voix et au « tic-tac » de la montre, l’acoumétrie utilise aussi les épreuves de Rinne et de Weber.

Déroulement

Vous pouvez réaliser une acoumétrie lors d’une consultation médicale.
Elle s’effectue avec un matériel simple : un diapason et une montre mécanique. Le médecin chuchote d’abord à distance de vos oreilles avec des voix d’intensité différentes. Il est possible aussi de mettre une montre mécanique contre chaque oreille pour entendre (ou non) son « tic-tac ».
Ces deux tests permettent d’apprécier d’une manière grossière l’importance de la perte auditive éventuelle et de déterminer le côté atteint. Un autre test simple à réaliser s’appelle l’épreuve de Rinne. Un diapason vibre à proximité de l’une et l’autre oreille, et sur la boîte crânienne.

Ce test permet de définir le type de surdité (surdité de transmission ou surdité de perception).

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Enfin, l’épreuve de Weber (voir schéma plus bas) permet de latéraliser le son, en positionnant le diapason sur le sommet du crâne. Les épreuves de Rinne et de Weber s’effectuent avec un diapason qui vibre. Elles ne sont pas douloureuses.
Dans l’épreuve de Rinne, le médecin compare la conduction du son dans l’air du conduit auditif externe (conduction aérienne CA) et celle à travers l’os (conduction osseuse CO).

Pour la CA, le diapason est placé à 2 cm de l’oreille.
Pour la CO, le diapason est placé sur l’os mastoïde. Dans l’épreuve de Weber, le diapason est posé au sommet du crâne et permet, en cas de surdité de perception ou de transmission, de déterminer l’oreille la plus sourde.

Résultats

Votre audition est normale si vous entendez bien les chuchotements avec les deux oreilles.
Si vous entendez aussi de la même manière le « tic-tac » de la montre mécanique, c’est qu’il n’y a pas de déficit auditif qui prédomine à l’une ou l’autre oreille. Les résultats de ces épreuves sont considérés comme normaux si la conduction du son se fait aussi bien avec l’air qu’avec les os du crâne pour l’épreuve Rinne et de manière symétrique avec les os du crâne pour l’épreuve de Weber.
Vous entendez mal ou pas du tout le chuchotement et avec les deux oreilles. Il existe peut-être un déficit auditif qu’il faut explorer avec des examens plus sophistiqués. Idem pour le « tic-tac » de la montre mécanique qui montre plus précisément laquelle des deux oreilles est déficitaire.
L’épreuve de Rinne : en cas de surdité de transmission, la conduction osseuse (CO) est meilleure que la conduction aérienne (CA). En cas de surdité de perception, la conduction aérienne (CA) est meilleure que la conduction osseuse (CO).

Source : http://www.medisite.fr

Lecture labiale

27 mars 2015

La lecture labiale permet aux malentendants et aux sourds de communiquer. En lisant sur les lèvres, ils parviennent à comprendre leurs interlocuteurs et ainsi à s’insérer dans leur environnement. Il est possible d’apprendre la lecture labiale selon plusieurs méthodes, avec ou sans l’aide d’un orthophoniste. Cela peut s’avérer utile, notamment dans le cas d’un enfant sourd.

À quoi sert la lecture labiale ?

La lecture labiale ou labio-faciale permet de comprendre ce que dit une personne en lisant sur ses lèvres et son visage.

Cette technique est employée par toutes les personnes malentendantes de naissance ou devenues sourdes à l’âge adulte, et dont l’aide auditive externe ou implantée ne suffit pas à restaurer une boucle audio-phonatoire correcte.

Lecture labiale : identifier un enfant sourd

Comment savoir si un enfant qui ne parle pas est sourd ou tout simplement en retard ? Les grandes étapes de développement du langage oral permettent au médecin et aux parents de repérer très vite des retards, des difficultés, voire une absence de parole due à une surdité.

Schéma de développement auditif chez l’enfant de moins de 5 ans

In utero, dès le sixième mois :
L’embryon entend la voix de sa mère et en principe celle de son père si celui-ci parle au contact du ventre de la mère.
Entre 0 et 3 mois :
Le bébé réagit aux bruits : lorsqu’il entend un bruit, il écarte les deux bras symétriquement, les rejoint en arc de cercle, relève les jambes et pleure. C’est un réflexe archaïque, aussi appelé réflexe de Moro.
Vers 3 mois :
Il produit des sons (cris de joie…).
Entre 4 et 5 mois : Il gazouille.
Entre 6 et 9 mois : Il réagit à son nom, babille (baba, bébé…), imite des sons et donne un objet sur demande.
Vers 12 mois :
Il dit « papa » et « maman ».
Entre 18 et 20 mois :
Il possède un vocabulaire d’une cinquantaine de mots. Il assemble des mots.
Vers 20 mois :
Il comprend le « je » et fait des phrases.
Vers 5 ans :Il fait des phrases élaborées.

À noter : les âges sont donnés à titre indicatif.

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Lecture labiale : utilité de l’orthophoniste

Lorsque le diagnostic de la surdité est confirmé, l’orthophoniste intervient afin d’apprendre à l’enfant sourd un autre moyen pour entendre son interlocuteur : la lecture labiale. Cette méthode permet à la personne devenue sourde de continuer à parler.

Le rôle de l’orthophoniste est différent selon que le patient a déjà entendu ou non.

Pour l’adulte devenu sourd

Chez un adulte devenu sourd mais qui a déjà entendu ultérieurement, deux cas de figure sont possibles :

  • Adulte devenu sourd
  • Implant ou aide auditive externe suffisants.
    - Apprentissage de la lecture labiale.
    - Faciliter la prise en charge ultérieure en cas d’aggravation prévisible de la surdité.

  • Adulte devenu sourd sévère ou profond
  • - Implant ou aide auditive externe insuffisants pour restaurer une boucle audio-phonatoire correcte.
    - Mise en œuvre de tous les moyens et stratégies possibles pour permettre une meilleure compréhension et production du langage oral.

    Pour l’enfant sourd

    La surdité n’a pas les mêmes conséquences selon l’âge auquel elle apparaît chez l’enfant.

    Bon à savoir : si la surdité n’a pas été diagnostiquée avant 5 ans, il ne sera pas possible à l’enfant d’acquérir ensuite un langage oral correct.

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    Lecture labiale : les méthodes d’apprentissage

    La lecture labiale, une pratique innée

    La lecture labiale est innée. En effet, lorsque nous n’entendons plus, nous compensons instinctivement en lisant sur les lèvres de notre interlocuteur. Ainsi, lorsqu’une personne devient sourde, elle peut être capable de lire sur les lèvres.

    Cependant, il est nécessaire de développer cette technique auprès d’un orthophoniste.

    Méthode globale ou analytique : un choix personnel

    Deux méthodes d’apprentissage sont possibles :

  • La méthode globale
 : la personne malentendante va « deviner » le sens d’un mot selon le contexte. C’est plus un entraînement à la suppléance mentale que de la lecture labiale proprement dite. Cette méthode donne des résultats rapides et convient plus aux personnes âgées qui n’ont que des contacts assez restreints.
  • La méthode analytique
 : la personne réapprend à lire sur les lèvres. Cette méthode demande plus d’efforts, mais permet :
    de réussir à « déchiffrer » des mots même hors contexte ;
    de prendre conscience des caractéristiques articulatoires et de reconnaître les sons prononcés.
  • Selon des avis de labiolecteurs :

  • la méthode analytique est plus dure, plus longue mais donne à terme de meilleurs résultats ;
  • la méthode globale est plus facile et plus rapide.
  • Chaque méthode a donc ses avantages et doit faire l’objet d’un choix personnel.

    Important : pour garder des relations sociales, la personne sourde doit rapidement maîtriser un langage afin de pouvoir communiquer avec l’autre.

    La langue parlée complétée (LPC)

    Un nourrisson entendant, avant de savoir parler, entend les sons et peut les associer à une idée ; ce n’est pas le cas du sourd. La LPC permet à l’enfant sourd de visualiser les sons de la langue parlée par des gestes simples.

    Ce n’est pas une langue à part entière. Elle complète et facilite la lecture labiale et permet de ne plus confondre les lettres dont la prononciation se ressemble (p et b par exemple).

    Source : http://orthophonie.comprendrechoisir.com

    Retraite anticipée pour handicap

    9 mars 2015

    Vous pouvez bénéficier d’un départ à la retraite anticipée lié au handicap, c’est-à-dire avant l’âge minimum de départ à la retraite (fixé entre 60 ans et 62 ans, selon votre date de naissance), à condition de justifier d’un certain taux de handicap et d’une certaine durée d’assurance (dont une part minimale a donné lieu à cotisations à votre charge) durant cette période de handicap.

    Conditions de handicap

    Vous pouvez partir en retraite anticipée pour cause de handicap, sans attendre l’âge minimum de départ à la retraite, notamment si :

    • vous souffrez d’une incapacité permanente d’au moins 50% prononcé par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH),
    • ou si vous êtes reconnu travailleur handicapé avant le 31 décembre 2015.

    Conditions d’assurance vieillesse

    Vous devez également justifier, depuis que votre handicap a été reconnu, d’une certaine durée totale d’assurance vieillesse, tous régimes de base confondus, dont une part minimale a donné lieu à cotisations à votre charge.

    Ces conditions d’assurance vieillesse minimales à respecter varient :

    • en fonction de votre année de naissance,
    • et en fonction de l’âge à partir duquel vous souhaitez bénéficier du départ à la retraite anticipée.

    Source : Service-Public.fr

    Retraite anticipée travailleur handicapé

    Retraite anticipée travailleur handicapé : conditions pour un départ avant l’âge légal

    Je suis salarié(e) atteint d’un handicap, puis-je prétendre à un retraite anticipée ?

    Vous êtes un salarié atteint d’un handicap, vous pouvez sous certaines conditions, bénéficier d’une retraite anticipée dès 55 ans jusqu’à l’âge d’obtention du taux plein.

    Si vous pensez remplir les conditions d’un départ en retraite pour travailleur handicapé, vous devrez demander à la caisse de retraite une attestation de situation vis-à-vis de la retraite anticipée.

    Vous devez justifier simultanément :

    1. - d’un taux d’incapacité permanente de 80 % reconnu tout au long de la durée d’assurance exigée ou d’un handicap de niveau comparable, ou de la qualité de travailleur handicapé ,
    2. - d’une durée d’assurance totale minimale en France ou à l’étranger (tous régimes confondus),
    3. - d’une durée d’assurance cotisée correspondant à l’ensemble des périodes de cotisations obligatoires et volontaires ainsi qu’aux périodes :
    • ayant donné lieu à rachat ou validation gratuite,
    • accomplies dans le cadre des réglements communautaires ou d’un accord de sécurité sociale avec la France,
    • validées par présomption,
    • issues du versement pour la retraite.

    La durée d’assurance et la durée cotisée exigées dépendent de l’année de naissance et de l’âge de l’assuré à la date d’effet de la retraite.

    retraite anticipeeRTQH

    * La durée d’assurance et la durée cotisée nécessaires pour les personnes nées à partir de 1956 sont susceptibles d’évoluer.

    Source : circulaire CNAV 2004/31 du 01/07/2004 complétée par la circulaire CNAV 2006/50 du 21/08/2006, Circulaire CNAV 2011/21 du 07/03/2011

    Perte auditive : êtes-vous à risque ?

    1 février 2015

    Saviez-vous que certains médicaments, certaines maladies comme le diabète ou l’hypertension, ou encore certains métiers augmentent considérablement vos risques de perte auditive. Votre mode de vie vous met-il à l’abri, êtes-vous à risque ? Le point avec Médisite.

    Diabète, cholestérol, hypertension entrainent des pertes auditives

    Les infections et les inflammations des oreilles à répétition, survenant au cours de la vie, peuvent à terme causer une baisse de l’audition. C’est le cas des otites, qu’elles soient externes ou qu’elles touchent l’oreille moyenne.
    D’autres troubles qui ne semblent pas avoir de rapport avec les oreilles peuvent aussi causer une perte auditive et des acouphènes. Les plus courants sont l’hypertension, le diabète (types 1 et 2), l’hypercholestérolémie, ou l’insuffisance rénale.

    Quels sont les médicaments toxiques pour l’audition ?

    Certains médicaments sont ototoxiques ou toxiques pour les oreilles. Ils abiment l’oreille interne ou le nerf auditif causant des acouphènes, des vertiges ou une perte auditive pouvant aller jusqu’à la surdité. L’atteinte peut être plus ou moins forte, définitive ou temporaire.

    Quels sont les médicaments ototoxiques ?

  • Les antibiotiques de la famille des aminosides, s’ils sont pris à forte dose en perfusion, provoquent des vertiges car détruisent les cellules de l’oreille interne. Ex : streptomycine, néomycine, tobramycine…
  • Des anticancéreux (chimiothérapies). Ex : cisplatine, moutardes azotées, carboplatine…
  • Des diurétiques, dont l’effet est souvent réversible. Ex : furosémide, bumétanide…
  • Les antipaludéens. Ex : quinine, chloroquine, mefloquine…
  • Vous êtes plus à risque si vous prenez un de ces médicaments et que :

  • Vous avez plus de 45 ans.
  • Un membre de votre famille a subi une perte auditive à cause d’un médicament ototoxique.
  • Vous souffriez déjà de troubles auditifs avant le traitement.
  • Vous souffrez d’insuffisance rénale. Dans ce cas, l’élimination du médicament est moins efficace, son activité toxique est donc plus importante.
  • Attention : ne stoppez jamais votre traitement de votre propre chef. En cas de doute, demandez conseil à votre médecin.

    Les métiers qui rendent sourds

    Tous les travailleurs ne sont pas égaux devant le bruit et certains métiers sont plus à risque de perte auditive. « Une personne qui travaille sur des chantiers plusieurs heures par jour durant plusieurs années sera exposé aux bruits du marteau-piqueur, de machines, de la circulation », explique le Dr Patrick AÏDAN, chirurgien ORL. « Les travailleurs à risque doivent prendre soin de leurs oreilles, en portant un casque anti-bruits par exemple. » A 5 mètres, un marteau-piqueur produit environ 100 décibels. Une exposition fréquente et prolongée à ce niveau de bruit cause une nocivité significative et progressive pour l’audition (source : CIDB).
    La musique est une source de plaisir mais elle peut devenir un vrai danger pour les oreilles. Les professionnels du monde du spectacle sont particulièrement à risque : musiciens, techniciens au contact de musique amplifiée, employés de discothèques…
    Les personnes travaillant sur des chaînes de montage de certaines industries, notamment automobile et agroalimentaire peuvent aussi être exposées à des machines extrêmement bruyantes. C’est également le cas de certains exploitants agricoles et garagistes.
    Les machines ne sont pas les seules responsables de nuisance sonores, les enfants aussi ! Des études menées dans les pays d’Europe du Nord montrent que les personnes qui travaillent auprès des plus jeunes sont très exposées au bruit. Un éducateur de garderie sur quatre souffrirait de déficience auditive liée au bruit. Les professeurs d’éducation physique et les conducteurs d’autobus scolaire sont aussi très exposés.
    Encore plus surprenant, les dentistes seraient aussi à risque. Certaines fraises dentaires seraient si bruyantes qu’elles pourraient causer des troubles auditifs, si on en croit un article du journal The Academy of Dental Therapeutics and Stomatology.
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    Plus de 45 ans : gare à la presbyacousie

    Qu’est-ce que la presbyacousie ?
    La presbyacousie est un trouble auditif lié à l’âge dans la majorité des cas. L’audition baisse progressivement et de la même façon au niveau des deux oreilles.
    « Avec l’âge, le nombre de cellules nerveuses de l’oreille interne diminue. Cette perte auditive est irréversible. Au départ, la personne a l’impression de mal entendre lorsqu’il y a un bruit ambiant. La perte auditive se fait d’abord dans les fréquences aigües », explique le Dr Patrick AÏDAN, chirurgien ORL.

    Êtes-vous à risque ?

  • Vous avez plus de 45 ans? Dans la grande majorité des cas, la presbyacousie survient après cet âge. C’est le trouble sensoriel le plus fréquent à cette période de la vie.
  • Des membres de votre famille en souffrent ou en ont souffert ? La presbyacousie peut être héréditaire. L’hérédité peut accélérer la perte auditive, causer une hypersensibilité aux bruits ou à certaines substances toxiques pour les oreilles. Certaines familles sont touchées par une forme de presbyacousie qui peut survenir avant 45 ans.
  • L’exposition aux bruits, la prise de médicaments toxiques pour le système auditif (antipaludéens, chimiothérapies…) et certaines maladies survenues au cours de la vie peuvent aussi provoquer cette baisse de l’audition.
  • L’otospongiose, une maladie souvent féminine

    L’otospongiose est une maladie de l’os qui enveloppe l’oreille interne. « Il s’agit d’un blocage des osselets, le son est donc mal transmis de l’oreille externe à l’oreille interne », explique le Dr Patrick AÏDAN, chirurgien ORL. La maladie cause une perte auditive progressive, souvent au niveau des deux oreilles, qui peut aller jusqu’à la surdité. Elle est souvent accompagnée d’acouphènes.
    Etes-vous à risque ? L’otospongiose, aussi appelée otosclérose, est plutôt une maladie féminine. Elle est héréditaire et apparaît le plus souvent entre 20 et 40 ans.
    Plusieurs solutions existent pour ralentir ou corriger la perte : appareils auditifs, opérations chirurgicales, médicaments… L’intervention chirurgicale permet de rétablir une audition normale dans la plupart des cas.
    Quel est le seuil de décibel dangereux pour l’audition
    Les traumatismes auditifs perturbent l’audition et aggravent la presbyacousie. Ils entraînent des lésions de l’oreille interne, provoquant divers troubles auditifs dont des acouphènes. Ces troubles peuvent être temporaires ou définitifs.

    Etes-vous à risque ?

    « Les personnes qui sont exposées plusieurs heures par jour à une source de bruit de plus de 60 décibels, durant plusieurs années, peuvent voir leur appareil auditif se détériorer. Les personnes à risque qui doivent être très vigilantes sont celles qui travaillent dans un environnement bruyant, sur un chantier par exemple, ou qui écoutent leur baladeur très fort », explique le Dr Patrick AÏDAN, chirurgien ORL.
    A noter : un bruit dépassant les 120 décibels peut provoquer une lésion immédiate et définitive de l’oreille interne.

    Traumatismes crâniens : risques de surdité

    Des troubles auditifs peuvent survenir après un traumatisme crânien issu d’une chute, d’un accident de la route ou d’un coup.
    « Après un accident, le rocher peut se fracturer. Sur cet os du crâne repose tout l’appareil auditif. Sa fracture peut entrainer une surdité immédiate », explique le Dr Patrick AÏDAN, chirurgien ORL.
    Une opération chirurgicale peut être nécessaire pour « réparer » l’appareil auditif mais l’audition est rarement totalement rétablie.
    Neurinome de l’acoustique : il comprime le nerf vestibulaire
    Une tumeur bénigne appelée « neurinome de l’acoustique » peut se développer sur le nerf vestibulaire. « Peu à peu, elle comprime le nerf auditif, provoquant une baisse très progressive de l’audition. Elle peut aussi toucher le nerf facial et causer une paralysie sur la moitié du visage », note le Dr Patrick AÏDAN, chirurgien ORL.
    Qui est à risque? Le neurinome de l’acoustique peut apparaître à n’importe quel âge. Il n’est pas héréditaire, sauf dans le cas d’une maladie génétique rare (neurofibromatose).
    Cette tumeur peut être opérée. L’attitude thérapeutique dépend de l’analyse clinique du patient et de la taille de la tumeur.

    La surdité brusque et la surdité fluctuante

    La surdité brusque et la surdité fluctuante sont des atteintes auditives de perception dont les origines sont mal connues. La surdité brusque apparaît spontanément sur une ou deux oreilles. La perte auditive peut être plus ou moins importante. Souvent prise au départ pour un bouchon de cérumen, elle peut avoir pour cause une infection, un problème sanguin, un neurinome de l’acoustique…
    La surdité fluctuante peut être plus ou moins importante selon les moments. Elle est souvent prise pour une tumeur (neurinome) au départ. Ses causes, mal définies, peut être les prémices d’une maladie de Ménière. Cette maladie se traduit par une augmentation de la pression du liquide dans l’oreille interne et cause notamment une baisse de l’audition fluctuante, des vertiges et des nausées.
    Source : Medisite

    Impédancemétrie/Tympanométrie

    1 février 2015

    IMPEDANCEMETRIE

    L’impédancemètre est un appareil qui permet d’apprécier le fonctionnement du tympan (tympanométrie) et des osselets (réflexe stapédien). Elle explore la surdité de transmission.
    Intérêt de l’examen L’impédancemètre est un appareil qui permet d’apprécier le fonctionnement du tympan (tympanométrie) et des osselets (réflexe stapédien). L’impédancemétrie explore la surdité de transmission.
    Conditions de réalisation Cet appareil comprend :

  • un écouteur, placé sur l’oreille, qui envoie des stimulations sonores
  • une sonde fixée au conduit auditif externe de l’autre oreille.
  • La sonde comprend trois tuyaux. Elle est introduite dans le conduit auditif externe :

  • le premier tuyau y fait varier la pression,
  • le deuxième y enregistre les variations d’énergie sonore,
  • le troisième y envoie de l’énergie sonore.
  • TYMPANOMETRIE

    Résultats normaux Une stimulation sonore fait fonctionner harmonieusement l’ensemble de l’appareil auditif, tympan, osselets…
    Résultats anormaux Une stimulation sonore ne fait pas fonctionner suffisamment l’ensemble de l’appareil auditif qui paraît comme rigidifié. Ces résultats anormaux sont retrouvés en présence, par exemple, d’une otospongiose.

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    Source : Medsite

    Audition : la pose d’un implant cochléaire

    1 février 2015

    Un implant cochléaire est un dispositif médical électronique destiné à restaurer l’audition. Vidéo du fonctionnement de l’audition et de la pose d’un implant cochléaire.
    Source : video.planet.fr

    Bourdonnement dans l’oreille : 8 causes possibles

    1 février 2015

    Votre oreille bourdonne, c’est gênant, mais vous ne savez pas pourquoi ? Cela s’accompagne de vertiges ou d’autres symptômes ? Tumeur, maladie de l’oreille interne, bouchon… Mise au point sur les causes possibles, avec le Dr Benoît DELAS, ORL.

    Un bouchon de cire

    Si vous avez une sensation de résonance dans une oreille, il est possible que cela soit à cause d’un bouchon de cérumen. L’accumulation de cire gêne l’arrivée sonore dans le conduit auditif jusqu’à l’oreille interne. Du coup, le moindre bruit est ressenti comme du vent à l’intérieur de l’oreille. « Après l’ablation d’un bouchon de cérumen, il convient de vérifier l’aspect du tympan, et de contrôler l’audition pour ne pas sous-estimer une autre lésion », met en garde le Dr Benoît DELAS, ORL.

    Une tumeur dans l’oreille

    Selon l’association France Acouphène, le neurinome de l’acoustique touche environ 10 personnes sur un million, par an. « C’est une tumeur bénigne, mais potentiellement agressive en raison de sa proximité avec des structures telles que le tronc cérébral », explique le Dr Benoît DELAS. Elle touche particulièrement les personnes âgées entre 30 et 60 ans mais des formes génétiques peuvent concerner les enfants et les adolescents. Les symptômes ? Des acouphènes essentiellement on retrouve souvent des palpitations, des maux de tête et des vertiges ou encore une paralysie

    Une maladie de Ménière

    Bourdonnements, sensation d’oreille bouchée, vertiges… Si ces symptômes se déclenchent par crise, il s’agit peut-être d’une maladie de Ménière. « Cette pathologie ressemble schématique-ment à une hyperpression de l’oreille interne » explique notre ORL. Elle touche de façon chronique les personnes âgées entre 30 et 60 ans. Dans 80 % des cas, une seule oreille est touchée mais elle peut aussi être bilatérale. Des traitements ? Il est difficile de traiter la maladie car on n’en connaît pas encore la cause. Cependant, certains médicaments sont prescrits pour réduire la pression dans l’oreille interne. Parmi eux : les médicaments diurétiques (ils engendrent une perte accrue de liquide dans les urines), et des vasodilatateurs (ils augmentent l’ouverture des vaisseaux sanguins). En cas d’échec, on fait appel aux traitements chirurgicaux.

    La prise d’un médicament

    « Certains traitements prescrits à des doses inadaptées peuvent être toxiques pour les oreilles et provoquer des bourdonnements », met en garde notre médecin ORL.
    Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : Aspirine, Ibuprofène®, Naproxène®… S’ils sont prescrits à forte dose, leur présence doit être contrôlée dans le sang du patient pour voir s’il existe un risque d’acouphènes.
    Les antibiotiques : « Les aminosides sont une famille d’antibiotiques le plus souvent administrés par voie intra-veineuse, souvent utilisés en réanimation, mais également contenus dans certaines gouttes auriculaires ; ces aminosides sont toxiques pour les cellules de l’oreille interne, ajoute notre interlocuteur.
    La chimiothérapie : « Surtout celles à base de platine, utilisées dans de nombreuses indications (tumeurs digestives, tumeurs ORL…)
    Le signe d’une hypertension artérielle
    Les bourdonnements dans les oreilles peuvent être provoqués par une hypertension aigüe. « Lorsqu’il y a une pression dite maligne, c’est-à-dire au-dessus de 20, elle peut rendre plus importante la sensation d’acouphène » indique le spécialiste ORL. La gêne auditive est alors souvent accompagnée de maux de tête et de vertiges.

    Un début de presbyacousie

    Vous entendez un bourdonnement dans les deux oreilles, des sifflements et vous avez plus de 50 ans ? C’est peut-être une presbyacousie. La presbyacousie est un phénomène auditif lié à l’âge au cours duquel l’audition baisse progressivement et symétriquement au niveau des deux oreilles. « Cela entraîne une dégradation progressive de l’oreille interne et des sortes d’acouphènes » explique le Dr Benoît DELAS, ORL. En évoluant, la maladie provoque de grosses difficultés à entendre les autres et peut même aller jusqu’à la surdité. Pour surveiller le risque de presbyacousie, il faut faire un bilan auditif régulièrement chez l’ORL.

    De trop fortes nuisances sonores

    Au lendemain d’une soirée bruyante ou d’un concert, vous avez un bourdonnement et des sifflements dans les oreilles ? C’est le cas le plus fréquent. « Les fortes nuisances sonores peuvent détruire les cellules ciliées de l’oreille interne », explique le Dr Benoît DELAS, ORL. Le problème c’est qu’une fois détruites, ces cellules ne se régénèrent pas et il n’existe aucune chirurgie pour les réparer. Un traumatisme ponctuel n’est pas grave, mais une exposition répétée de plus de 30 minutes peut avoir des conséquences irréversibles pour l’audition.

    Une otospongiose après l’accouchement

    L’ostopongiose concerne plus les femmes que les hommes. » Elle est souvent diagnostiquée devant des signes survenant après un accouchement », explique le Dr Benoît DELAS, ORL. Appelée aussi « otosclérose », cette maladie de l’oreille interne est causée par un changement hormonal. « Le petit osselet appelé « étrier » est bloqué au niveau de l’oreille interne et cela entraîne des acouphènes dans les deux oreilles par intermittence, une surdité et des vertiges » explique le Dr Benoît DELAS, ORL.
    Source : Medisite

    Baisse auditive : quels appareils acheter ?

    1 février 2015

    Les prothèses auditives se sont perfectionnées au cours des dernières années : plus efficaces et plus discrètes, il en existes différents modèles adaptés au niveau de surdité. Contour d’oreille, intra-canal, intra-profond, intra-conque ou lunettes auditives, Médisite fait le point avec Benoît Roy, audioprothésiste.

    Contour d’oreille : la prothèse auditive la plus utilisée

    La partie placée derrière l’oreille est reliée à un embout qui se glisse dans le conduit auditif. Il existe aujourd’hui un système « open  » (Au lieu de l’embout, on a une collerette souple au bout d’un tube très fin).
    Les résultats : C’est l’aide la plus utilisée. Elle s’adapte à tous les niveaux de perte auditive, de très légère à sévère avec d’excellentes performances. Le système open empêche la gêne de l’appareil et les effets d’occlusion qui entraînent des résonances. En plus, d’importants progrès ont été faits et le contour est devenu très discret », explique Benoît Roy, audioprothésiste.
    Prix : 800 à 2200€ la prothèse et le suivi (ce n’est pas la forme de l’appareillage mais la technologie utilisée à l’intérieur qui coûte plus ou moins chère).
    Prise en charge : 65 % sur la base d’un forfait de 199,71€, soit 129,80€ + mutuelle.
    Le plus : confortable et manipulable, y compris par les personnes très âgées.

    L’« intra canal » : peu voyant

    C’est la 2ème forme d’appareil la plus utilisée après les contours d’oreille. L’intra canal ressemble à une oreillette peu voyante qui se loge dans le conduit auditif.
    Les résultats : « Très efficace, il s’adapte aux surdités légères à moyennes, mais pas aux troubles auditifs profonds. Le contour d’oreille est le plus conseillé dans ces cas-là. Cet appareillage ne convient cependant pas aux personnes ayant un conduit auditif trop petit et étroit, avec de fortes sécrétions de cérumen. « , explique Benoît Roy, audioprothésiste.
    Prix : 800 à 2200€ la prothèse et suivi.
    Prise en charge : 65 % sur la base d’un forfait de 199,71€, soit 129,80€ + mutuelle.
    A savoir : plus petit, il demande une bonne dextérité.

    L’ « Intra profond » : l’oreillette quasi invisible

    Il s’agit toujours d’une oreillette, mais celle-ci est « quasi- invisible » grâce à son positionnement intégral dans le conduit.
    Les résultats : « C’est la plus discrète de toutes. Elle s’adapte bien aux surdités légères et moyennes mais si les sons graves ont été conservés, on préfèrera un contour d’oreille  » open  » pour plus de confort. Cet appareillage ne convient pas aux personnes ayant un conduit auditif trop petit et étroit, avec de fortes sécrétions de cérumen », explique Benoît Roy, audioprothésiste.
    Prix : 800 à 2200€ la prothèse et suivi.
    Prise en charge : 65 % sur la base d’un forfait de 199,71€, soit 129,80€ + mutuelle.
    A savoir : très petite, c’est la plus fragile. Elle demande une bonne dextérité.

    L’« Intra conque » : quel intérêt

    Cette aide a l’apparence d’une oreillette qui se loge à l’intérieur de l’oreille, mais elle est cependant plus large et déborde dans le pavillon pour occuper toute la conque de l’oreille.
    Les résultats : « C’est un appareil qui était très utilisé aux Etats-Unis mais pas en France, à cause de sa grande taille et de son manque d’esthétisme. Pourtant, elle est facilement manipulable. Très peu de personnes en portent aujourd’hui, même si elle est aussi efficace qu’un contour d’oreille pour des surdités moyennes à sévères » , explique Benoît Roy, audioprothésiste.
    Prix : 800 à 2200€ la prothèse et suivi.
    Prise en charge : 65 % sur la base d’un forfait de 199,71€, soit 129,80€ + mutuelle.

    Les lunettes auditives : marginal mais intéressant

    Ce double appareillage permet de corriger la vue et l’audition. Il en existe 2 sortes : les lunettes à conduction osseuse, qui sont intéressantes dans les cas de surdité de transmission (perte de l’oreille moyenne), et celles à conduction aérienne, plus adaptée à la presbyacousie. Cette dernière se présente comme une paire de lunettes classiques avec une prothèse intégrée.
    Les résultats : « Il y a un petit adaptateur pour fixer le contour d’oreille en bout de branches. C’est un support qui reste cependant très marginal. Elle peut être intéressante quand la personne a de gros problème de dextérité », explique Benoît Roy, audioprothésiste.
    Prix : 800 à 2200€
    Prise en charge : 65 % sur la base d’un forfait de 199,71€, soit 129,80€ + mutuelle.

    Prothèses auditives : quelle durée de vie ?

    Sa durée de vie : elles sont à renouveler tous les 4 à 5 ans.
    Les piles : se changent tous les 4 à 20 jours en fonction de la prothèse. Remboursées 65% sur une base de 36,59€/oreille/an, soit 23,80€/an (comptez environ 1€/pile).
    L’entretien : elles sont fiables, durables, simples d’emploi, mais restent fragiles. Les prothèses intra-auriculaires l’étant plus qu’un contour d’oreille. Le soir, rangez-les dans un endroit sec, à l’abri de l’humidité.
    Retirez-les avant de vous doucher et ne les laissez pas dans la salle de bain. Essuyez toute trace de transpiration autour de vos oreilles. Nettoyez quotidiennement l’embout avec un tissu propre et doux, ou changez régulièrement les filtres anti-cérumen.
    Et si la surdité est trop profonde
    En presbyacousie, les seules solutions sont les prothèses. « Le vieillissement de l’oreille est inévitable et irréversible. Il est préférable de se faire appareiller le plus tôt possible quand la difficulté d’écoute (mauvaise compréhension de la parole dans un lieu bruyant, besoin de parler plus fort…) devient gênante. Attendre rend l’appareillage plus difficile et met progressivement les patients en situation d’exclusion », explique Benoît Roy, audioprothésiste.
    Si la surdité est devenue très profonde et que les appareillages auditifs ne sont plus efficaces, il est possible de s’orienter vers des implants cochléaires. Ces implants nécessitent une chirurgie, de nombreuses séances de réglages et une rééducation (prise en charge totale).

    Essayer une prothèse auditive : l’étape indispensable

    Une prothèse n’est pas un appareil miracle qu’il suffit de mettre pour bien entendre. C’est le médecin ORL qui prescrit une aide auditive et l’audioprothésiste qui conseille sur la prothèse la mieux adaptée. C’est lui qui en assurera le réglage et le suivi pendant des années.
    Cependant une prothèse ne s’achète pas comme n’importe quel objet. Une période d’essai et d’adaptation est nécessaire, à l’issue de laquelle vous déciderez de la garder ou non.
    L’audioprothésiste doit vous prêter l’appareil. Vous aurez seulement à payer un embout réalisé sur mesure et une caution. Les frais seront déduits du prix lors de l’acquisition. Certaines enseignes ont font d’ailleurs un argument de vente. C’est le cas d’Audika qui propose à l’essai des modèles d’appareils auditifs dernière génération tels que l’Audipuce, quasi invisible ou l’Audimini.
    Ensuite : un bilan est à faire tous les 6 mois chez l’audioprothésiste.

    Sources

    Remerciements à Benoît Roy, audioprothésiste et président de l’UNSAF, Union nationale des syndicats d’audioprothésistes français.
    Medisite

    Audiométrie

    1 février 2015

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    Intérêt de l’examen

    L’audiométrie étudie la qualité de l’audition en explorant différentes fréquences de sons. Grâce à l’audiogramme qui est ainsi réalisé, on peut évaluer les sons que vous percevez et ceux que vous n’entendez plus. Cet examen est nécessaire pour porter le diagnostic de presbyacousie (baisse de l’audition par perte de sons aigus), par exemple ou explore les pertes auditives occasionnées par un traumatisme sonore.

    Précautions à prendre

    L’audiométrie étudie les seuils de perception des sons de chaque oreille, en testant plusieurs fréquences. Elle permet d’établir, par exemple, le diagnostic de presbyacousie, qui porte sur la perte des sons aigus. Elle est réalisée par un professionnel qui doit mettre à l’aise son patient et délivre des sons dont la fréquence est progressivement croissante sans être douloureuse durant l’examen.

    Déroulement

    L’audiométrie est réalisée en cabine insonorisée, à l’aide : de vibrateurs permettant de tester la conduction osseuse (CO) et d’écouteurs permettant de tester la conduction aérienne (CA).
    Résultats
    Les résultats obtenus sont traduits par deux courbes, l’une pour la conduction osseuse (CO), l’autre pour la conduction aérienne (CA). Chez une personne sans trouble auditif, les courbes obtenues sont confondues au niveau 0 dB.

  • Dans une surdité de perception : les deux courbes sont abaissées ou accolées.
  • Dans une surdité de transmission : la courbe de conduction aérienne (CA) est abaissée et celle de la conduction osseuse (CO) est normale.
  • Source : Medisite

    Presbyacousie

    1 février 2015

    Presbyacousie : Définition

    La presbyacousie est une altération de l’audition liée au vieillissement. Cette baisse de l’audition touche la population de façon inégale probablement du fait de facteurs génétiques encore incomplètement élucidés.
    L’oreille externe (le pavillon et le conduit auditif) et l’oreille moyenne (tympan et osselets) sont peu touchées par le vieillissement. L’oreille interne (cochlée) et les voies nerveuses auditives sont, elles, plus sensibles au temps.

    Presbyacousie : Causes

    La diminution du nombre de cellules neuro-sensorielles (qui transmettent l’influx auditif au cerveau) et la diminution du nombre de neurones du nerf auditif est responsable d’une baisse de l’audition mais également de troubles de la discrimination des sons (le sujet entend mais ne sait pas ce qu’il entend).
    Cette diminution de la qualité de l’audition touche environ 50 % de la population âgée de plus de 65 ans.

    Presbyacousie : Symptômes

    La surdité :
    La dégradation de l’acuité auditive est lentement progressive et devient gênante vers l’âge de 70 ans. On note souvent au début une baisse de l’intelligibilité de la parole, en particulier dans le bruit (difficulté à discriminer ce que dit quelqu’un au milieu d’autres personnes qui parlent).
    Les acouphènes et vertiges :
    Cette baisse de l’audition est associée fréquemment à des acouphènes (bruits anormaux entendus uniquement par le patient), et des sensations de vertiges. Ces sensations peuvent être liées au vieillissement du vestibule (partie de l’oreille interne qui renseigne sur la position de la tête dans l’espace) mais également aux atteintes neurologiques de la sénescence.

    Presbyacousie : Prévention

    Si, comme pour l’ensemble de l’organisme, le vieillissement de l’oreille interne est un processus inéluctable, certains facteurs peuvent fragiliser l’oreille ou aggraver une baisse de l’audition.
    Ainsi les atteintes infectieuses et inflammatoires de l’oreille (otites…), les maladies générales (diabète, augmentation du taux de cholestérol,…), les agressions liées au mode de vie (tabac, alcool, médicaments et surtout travail dans le bruit) sont responsables d’aggravation de la presbyacousie.
    Des études américaines récentes ont mis en évidence une apparition plus précoce de la presbyacousie.
    Ils la rattachent à une utilisation immodérée et à un niveau sonore excessif des baladeurs musicaux.

    Presbyacousie : Examens

    L’audiométrie tonale consiste à faire entendre des sons par l’intermédiaire d’un casque ou d’un vibrateur et permettre de définir le seuil auditif du patient (c’est-à-dire le son le plus faible qu’il entend pour chaque fréquence).
    Cet examen montre généralement une atteinte prédominante sur les sons aigüs au début de l’évolution.
    L’audiométrie vocale consiste, elle, à faire entendre des syllabes ou des mots et à les faire répéter par le patient.
    Elle met précocement en évidence des difficultés de discrimination entre des mots semblables.
    Les potentiels évoqués auditifs : cet examen est surtout utile pour le diagnostic d’autres maladies qui peuvent revêtir la même symptomatologie.

    Presbyacousie : Traitements

    Les traitements visent soit à ralentir l’évolution naturelle du vieillissement de l’oreille soit à palier à ce déficit par une prothèse.
    Le traitement médical vise surtout à corriger les troubles du métabolisme (diabète, augmentation du taux de cholestérol) qui peuvent aggraver la surdité.
    Les autres médicaments : vasodilatateurs, anti-sérotoninergiques, alpha-bloquants, dopaminergiques, antiagrégants… ont une efficacité difficile à mettre en évidence. Ils peuvent donner de bons résultats à l’échelle individuelle.
    L’appareillage prothétique est fonction de la gêne et de la demande du patient et de son entourage. Il nécessite un bilan audiométrique complet réalisé par un audioprothésiste.
    Les réglages de prothèse peuvent être délicats et il est important d’essayer sa prothèse pendant plusieurs jours avant d’en faire l’acquisition.
    L’appareillage des deux oreilles (binaurale) apporte un confort supérieur, mais génère un coût élevé. Le suivi audio prothétique doit être régulier et attentif. Plus l’appareillage est précoce, meilleur est le résultat.
    Enfin, la miniaturisation des systèmes d’appareillage permet actuellement de réaliser des prothèses invisibles.

    Presbyacousie : Evolution

    L’évolution est généralement lente et progressive.
    Parfois la gêne est mineure malgré un déficit auditif important si celui-ci ne touche que certaines fréquences.

    Source : Medsite

    Les signes de la perte auditive

    26 novembre 2014

    Contrairement aux idées reçues, la baisse auditive liée à l’âge (presbyacousie) est fréquente dès la cinquantaine ! Le hic, c’est qu’elle s’installe de façon progressive… Ses méfaits passent donc le plus souvent inaperçus. Quatre signes qui ne trompent pas !

    Des aigus moins nets

    La presbyacousie est une baisse auditive progressive qui ne concerne que certains types de sons. Ce sont d’abord les aigus qui s’estompent (aigus sur lesquels reposent pourtant 60 % de la compréhension vocale…). Résultat : le presbyacousique a d’abord du mal à distinguer les voix de femmes et d’enfants. Mais les graves sont aussi moins bien perçus. Si les voix masculines restent audibles, elles arrivent à l’oreille comme un ensemble incompréhensible. Autre signe d’alerte : les sons sont parmi les premiers à être touchés.

    Un entourage qui n’articule pas !

    Toute baisse auditive entraîne une moindre compréhension. En cas de presbyacousie, même débutante, on peut avoir l’impression désagréable et franchement agaçante que son interlocuteur n’articule pas… Et c’est encore pire au téléphone, en société, en famille ou entre amis ! Au départ, on demande à son entourage de répéter, de parler plus fort, plus intelligiblement… Mais sans diagnostic et sans prise en charge de la perte auditive, l’attitude des autres finit par énerver. En cas de baisse importante, une réelle frustration peut s’installer. Après plusieurs années, on peut même finir par ne plus prendre part aux conversations et par s’isoler…

    Des acouphènes

    La presbyacousie peut s’accompagner d’acouphènes. Ces bruits, qui se manifestent dans les oreilles ou de manière diffuse à l’intérieur de la tête et qui n’ont pas de source extérieure réelle, sont le signe le plus visible et peut-être le plus gênant de la dégradation auditive. Souvent perçus par l’entourage comme une « vue de l’esprit », ils accentuent le sentiment d’isolement que favorise déjà la presbyacousie… A noter : l’exposition à des environnements bruyants peut renforcer ces bourdonnements.

    Des remarques de proches

    Si on a rarement conscience de sa baisse auditive, le conjoint, les amis ou les enfants en sont eux, parfaitement conscients ! Il n’est pas rare qu’ils se sentent dérangés et le fassent savoir ! Des remarques sur le volume de votre télévision ou de votre radio sont un signe auquel il vaut mieux être attentif. Un doute ? Surveillez le niveau du volume de votre télécommande. S’il augmente fréquemment, faites notre test audition et consultez un ORL.

    Des difficultés à comprendre une conversation

    Les manifestations : la personne entend, mais a une difficulté à comprendre une conversation, surtout dans une ambiance bruyante. « Cela se manifeste surtout quand plusieurs personnes parlent en même temps ou que plusieurs bruits s’entremêlent (discussion avec une musique d’ambiance par exemple) » explique le Pr FRACHET.
    Quelle pathologie derrière : il s’agirait de la presbyacousie, surtout si vous avez plus de 60 ans, qui résulte bien souvent du vieillissement du système auditif et de la dégénérescence des cellules de l’oreille interne. L’exposition répétée à des niveaux sonores élevés ou la prise de certains médicaments (antibiotiques, chimiothérapie…), ont un impact également sur le phénomène.
    Que faire : consultez un médecin ORL dès les premiers signes.

    Une hypersensibilité aux sons

    Les manifestations : « La personne se plaint que certains sons sont trop forts et deviennent difficiles à supporter, alors que ces mêmes sons sont perçus comme normaux par les autres personnes » explique le Pr FRACHET. Cette hypersensibilité rend parfois les bruits de la vie quotidienne insupportables comme certaines musiques, les cris d’enfant, l’impact de la vaisselle dans les cafés, la sonnerie du téléphone…
    Quelle pathologie derrière : on appelle cette pathologie l’hyperacousie, un symptôme lié à la presbyacousie*, qui résulterait d’une lésion de l’oreille interne ou de la destruction de cellules destinées à réguler les sons.
    Que faire : consultez un médecin ORL dès les premiers signes. Traité tôt, il est possible de limiter les pertes auditives et de conserver une bonne qualité d’écoute.

    *  vieillissement du système auditif et de la dégénérescence des cellules de l’oreille interne qui entraîne une perte progressive de l’audition, surtout dans les fréquences élevées.

    L’impression d’entendre les personnes de très loin

    Les manifestations : « Les personnes se plaignent de ne pas entendre bien les sons lointains » explique le Pr FRACHET.
    Quelle pathologie derrière : il s’agit d’une hypoacousie, un des éléments de la presbyacousie*. Cela peut cependant survenir en dehors de cette pathologie, sans cause apparente et à tout âge, de façon temporaire ou continue.
    Que faire : consultez un médecin ORL dès les premiers signes. Traité tôt, il est possible de limiter les pertes auditives et de conserver une bonne qualité d’écoute.

    *  vieillissement du système auditif et de la dégénérescence des cellules de l’oreille interne qui entraîne une perte progressive de l’audition, liée à l’âge, surtout dans les fréquences élevées.

    Des sifflements dans l’oreille

    Les manifestations : La personne entend des sifflements, voire des bourdonnements, des grésillements ou des cliquetis, et cela de façon occasionnelle, intermittente ou continue. Ces bruits parasites semblent provenir de l’intérieur de l’oreille sans que ceux-ci existent réellement, et constituent une véritable gène pour la personne.
    Cela provoque à moyen terme une irritabilité, une fatigue et un mauvais sommeil.
    Quelle pathologie derrière : on retrouve le plus souvent les acouphènes qui peuvent toucher une voire les deux oreilles. Les acouphènes ont de multiples causes, mais résultent souvent du vieillissement auditif.
    Que faire : consultez un médecin ORL dès les premiers signes. Traité tôt, il est possible de limiter les pertes auditives et de conserver une bonne qualité d’écoute.

    Une fatigue auditive

    Les manifestations : « Lors d’une conversation par exemple, les personnes entendent à peu près bien au début, puis cela devient de plus en plus difficile au fur et à mesure que la discussion s’anime » explique le Pr FRACHET.
    Quelle pathologie derrière : c’est un signe très particulier qui oriente vers la recherche d’un kyste sur le nerf auditif. Cependant, dans la plupart des cas, aucune pathologie n’est relevée.
    Que faire : consultez un médecin ORL.

    Des déséquilibres ou des vertiges

    Les manifestations : La personne a des pertes d’équilibres. Cela peut s’accompagner d’une baisse de l’audition plus ou moins longue.
    Quelle pathologie derrière : l’oreille interne est composée de 2 éléments : l’organe de l’équilibre et l’organe de l’audition. Les causes de ces vertiges peuvent être nombreuses : cela va de l’infection ou l’inflammation de l’oreille interne à une infection du nerf vestibulaire, ou une maladie de Ménière*.
    Que faire : consultez un médecin ORL dès les premiers signes. Traité tôt, il est possible de limiter les pertes auditives et de conserver une bonne qualité d’écoute.

    * un trouble de l’oreille interne qui provoque des épisodes de vertiges, de perte d’audition, d’acouphènes. La cause de cette pathologie reste inconnue.

    Source : Medisite et Pr FRACHET,  ORL à l’hôpital de Rothschild Paris 12e et président de l’association France presbyacousie.

    8 habitudes dangereuses pour votre audition

    26 novembre 2014

    Perte auditive, acouphènes… Vous voulez éviter tous ces problèmes d’audition ? Voici huit mauvaises habitudes à ne plus prendre parce qu’elles peuvent endommager vos oreilles.

    1 – Les baisers à l’entrée de l’oreille

    Si un geste aussi doux que le baiser est une marque d’affection, il peut s’avérer dangereux pour l’audition, quand il est prodigué à l’entrée de l’oreille. Cela peut créer « une aspiration » sur le tympan délicat, avec, à la suite, des turbulences dans le fluide de la cochlée, ou de l’oreille interne, et parfois une perte auditive. Le Dr Levi REITER, professeur en audiologie à l’Université Hofstra à New York (Etats-Unis), aurait identifié plus de 30 oreilles victimes du baiser. Selon ses patients, le baiser à l’oreille peut être comparable au bruit d’une balle qui frappe l’oreille.

    En pratique : Eviter d’embrasser cette zone particulièrement sensible.

    2 – Crier dans les oreilles

    En plus d’être désagréables, les cris dans les oreilles peuvent être dangereux pour l’audition. Quand un enfant crie dans une oreille, c’est très mal perçu et dangereux. Il ne faut jamais crier dans l’oreille de quelqu’un, car on peut créer un traumatisme sonore » explique le Pr Christian DUBREUIL, chirurgien ORL dans l’émission « Allô docteurs » de France 5. En effet, si notre voix est en moyenne à 50 dB, quand on hurle, elle peut atteindre les 100 dB.

    En pratique : Eviter de parler ou crier dans le creux de l’oreille d’une personne.

    3 – Prendre des médicaments sans se méfier

    Certains médicaments, dits « ototoxiques », peuvent être néfastes pour l’oreille interne jusqu’à provoquer une surdité de perception, des acouphènes ou des vertiges. Celle-ci peut être transitoire ou définitive. En général, les deux oreilles sont touchées de manière symétrique si le médicament se prend par la bouche ou par injection. Une seule oreille est touchée si le médicament est directement appliqué dans l’oreille.

    - Les médicaments aux effets réversibles : Les diurétiques, comme le Lasilix® ou l’Aldactone®, utilisés pour l’hypertension artérielle ou l’insuffisance cardiaque, peuvent causer une perte auditive importante, mais les effets s’estompent à l’arrêt du traitement.

    Les anti-inflammatoires, comme l’Aspirine® ou le Kardégic®, peuvent également provoquer une perte de l’audition transitoire quant ils sont pris à trop forte dose.

    -Les médicaments aux effets irréversibles : Les aminosides (Tobradex®, Antibiosynalar®…) comme les médicaments anticancéreux (Glivex® ou Methotrexate®) peuvent causer une perte auditive similaire à la presbyacousie (la perte auditive naturelle due au vieillissement). Dans ce cas, la seule solution pour pallier la perte auditive est le port d’un appareil auditif.

    A savoir: Les effets secondaires des médicaments sont généralement cités par le médecin ou l’ORL qui évalue avec vous les risques.

    4 – Rouler fenêtres ouvertes dans la voiture

    En voiture, les enfants aiment se tenir à côté des fenêtres grandes ouvertes. Or, ils peuvent ressentir une surdité passagère qui, à long terme, peut devenir plus dérangeante. Egalement, descendre une route de montagne trop rapidement peut gêner les oreilles des plus petits à cause des effets de la pression.

    Comment reconnaître les signes de surdité chez l’enfant ? En cas de surdité modérée, l’enfant peut manifester des troubles de la voix, du comportement, un retard de langage ou avoir des réactions inconstantes aux bruits ou à la voix. Il faut également se méfier des otites ou des rhinos à répétition. Si la surdité est plus importante, l’enfant peut développer des troubles du langage ou du comportement.* En cas de doute, il ne faut pas hésiter à en parler à son médecin traitant.

    *Source : Journée nationale de l’audition

    5 – Jouer de la perceuse sans protection !

    Le bruit d’une perceuse, quand on bricole, est largement supérieur au 85 dB : il peut donc altérer les cellules auditives de l’oreille interne et provoquer des dommages à long terme. Les ouvriers, exposés continuellement à ce type de bruit, risquent une surdité qui n’est pas opérable et souvent accompagnée d’acouphènes. La surdité est d’ailleurs la deuxième maladie professionnelle selon les estimations de la JNA avec 750 nouveaux cas recensés par an.

    En pratique : Quand vous entamez de gros travaux, sur un ou plusieurs jours, imposant l’utilisation d’outils bruyants, il faut protéger vos oreilles avec un casque ou des boules Quies.

    Comment reconnaître les signes de surdité chez l’adulte ? Un changement de comportement, ou une modification de la voix et de l’articulation des mots peuvent manifester un début de surdité. Quand une personne fait répéter souvent son interlocuteur ou qu’elle se plaint de gêne auditive, il ne faut pas hésiter à demander l’avis de son médecin.

    6 – Multiplier les sauts à la piscine

    Les amateurs de sauts dans la piscine ou dans les vagues doivent se méfier des surdités passagères. Ici c’est la pression de l’eau qui est en cause et peut vous faire ressentir un léger mal aux oreilles, surtout quand les sauts sont successifs. Il n’y a que les accidents de plongée en haut profonde qui peuvent causer une surdité irréversible. En plongée, il est important de respecter la période de pressurisation pour remonter à la surface.

    En pratique : Si vous voulez vous prévenir de la surdité passagère, il existe des bouchons adaptés à l’environnement aquatique.

    7 – Manger n’importe quoi !

    Si les oreilles aiment le calme et la tranquillité, elles aiment aussi être bien nourries. Des études* ont montré que les personnes souffrant de perte auditive avaient une carence nutritionnelle. L’oreille est un organe comme les autres qui a besoin d’être alimenté. Bien manger ne vous fera pas mieux entendre mais c’est important pour prendre soin de ses oreilles.

    En pratique : Diana SAXTON-PARISI, naturopathe, préconise de privilégier les aliments à base d’omega 3 (huiles végétales de colza, noix, poissons gras…), car ils contribuent au bon fonctionnement du cerveau et donc à un bon traitement des informations auditives.

    Le magnésium (fruits de mer (bulots particulièrement), céréales complètes, cacao, légumes verts…) est un puissant antioxydant, qui prévient le vieillissement des organes.

    L’acide alpha-lipoïque et vitamine E (patates douces, rognon, viande de bœuf…) a des vertus capables de réduire les lésions de l’oreille et la baisse de l’audition.

    La vitamine B9 (épinards, olives, laitue, oeufs…) pourrait ralentir la perte des cellules ciliées, responsables de la transmission des signaux sonores au cerveau selon une étude néerlandaise*.

    La quercétine (oignons, agrumes, pomme avec la peau, le thé vert ou noir….), antioxydante, favoriserait la micro-circulation locale,  notamment au niveau de l’oreille interne.

    La vitamine D (sardine, thon, maquereau, hareng, œuf…) permettrait une meilleure absorption de calcium et renforcerait les cartilages.

    *Durga J et al. Ann Intern Med. 2007 Jan 2 ; 146 (1) :1-9.

    8 – De la musique forte pendant 4 heures

    Que ce soit dans son mp3, dans sa voiture ou même chez soi, l’écoute prolongée de musique à un haut niveau sonore peut abîmer l’audition et entraîner des acouphènes. Le principal danger de la musique est que le plaisir ressenti en l’écoutant masque la quantité d’énergie reçue par l’oreille.

    Que se passe t-il dans l’oreille ? « Les cellules de l’oreille interne produisent une substance toxique qui n’est pas dangereuse en soi mais peut tuer ces mêmes cellules quand elle est produite en trop grande quantité », explique le Dr Pascal FOEILLET, médecin ORL. Plus la musique est forte, plus le phénomène se produit rapidement. La limite de décibels (dB), avant que la substance ne se crée, est estimée à 85 dB sur une durée de 8 heures. Quand le son est de 88 dB, le temps d’écoute est limité à 4 heures. La règle : « Lorsque le son augmente de 3 dB, il faut réduire la durée d’écoute par deux » conseille l’ORL.

    En pratique : Il faut réduire le son de son mp3 ou de son poste à la moitié. Lors de concerts ou de manifestations bruyantes, il ne faut pas hésiter à mettre des boules Quies.

    Source : Medisite

    Les médicaments qui rendent sourd !

    22 octobre 2014

    AUDITION : LES FACTEURS DE RISQUE

    Vous ne le savez peut-être pas, mais votre armoire à pharmacie contient des médicaments à risque… Certains peuvent avoir de graves répercussions sur votre audition et rendre définitivement sourd(e) !

    Quels sont les signes d’alerte ?

    Qu’ils soient pris par la bouche, perfusés ou administrés en gouttes auriculaires, de très nombreux médicaments peuvent entraîner une atteinte de l’oreille interne et du nerf auditif. Ils sont le plus souvent à l’origine
    d’acouphènes, mais ils génèrent aussi des vertiges et bien sûr des hypoacousies (surdités de perception).
    A noter : certaines toxicités peuvent survenir après l’arrêt de la prise du toxique et être responsables d’un handicap important : surdité et graves troubles de l’équilibre.

    Les médicaments à risque ototoxique

    Une centaine de médicaments sont potentiellement ototoxiques – notamment en cas d’acouphènes. Certains traitements et toxiques comme les solvants, peuvent endommager la fonction auditive en détruisant la
    cochlée et des cellules sensorielles dans l’oreille interne.

    De nombreux produits contenus dans les gouttes auriculaires sont à risque en cas de perforation du tympan. On trouve, parmi les médicaments ototoxiques, des antibiotiques (aminoglycosides, erythromycine, vancomycine), certains anti-inflammatoires (aspirine et ibuprofène, tels que Advil et Nurofen) lorsqu’ils sont prescrits à forte dose (supérieures aux posologies classiques) ou à long terme, certains anti-dépresseurs comme l’imipramine (Tofranil), des diurétiques (Furosémide…), des anticancéreux (Cisplatyl, Eloxatine‚ Oxaliplatine, Paraplatine‚ Carboplatine… ) et des
    antipaludéens (quinine et chloroquine)…

    Les précautions à prendre

    Avant la prescription de gouttes auriculaires, votre médecin doit impérativement examiner vos tympans qui ne doivent pas présenter de perforation. Mais ce n’est pas tout : en cas de prescriptions médicales à risque toxique,  le médecin doit aussi s’inquiéter de votre état auditif et se renseigner sur d’éventuels passifs dans ce domaine.
    De votre côté, pensez à lire attentivement les notices. Elles précisent les risques ototoxiques éventuels… Vous pouvez également demander conseil à votre pharmacien.

    Que faire en cas de dégâts ?

    Si des troubles auditifs apparaissent lors de la prise d’un médicament ou lors de l’exposition à des solvants, signalez-le immédiatement à votre médecin. Un examen clinique et des tests auditifs permettent de définir la surdité et d’éliminer d’autres causes que la toxicité. Si un lien est envisagé ou mis en évidence, la prescription du traitement ou l’exposition au toxique doit alors être évitée dans la mesure du possible.

    Source : Médisite, 31/01/2013
    Rédacteurs.
    Le 25/02/2008 – Sophie Raynaud, journaliste santé – Validé par Dr Jean-Pierre Rageau, médecin généraliste
    Mise à jour : Le 10/06/2010 – Sophie Raynaud, journaliste santé

    Presbyacousie

    2 octobre 2014

    Presbyacousie : Définition

    La presbyacousie est un phénomène auditif lié à l’âge au cours duquel l’audition baisse progressivement, symétriquement au niveau des deux oreilles. Elle survient habituellement après 50 ans et devient gênante pour la vie sociale au bout de quelques années. Une conversation peut avoir du mal à être soutenue dans un environnement sonore. Des acouphènes (bruits dans les oreilles) sont fréquemment associés à la presbyacousie.

    Presbyacousie : Causes

    La survenue progressive de la presbyacousie est liée au vieillissement de l’organisme mais des traumatismes sonores répétés dans la jeunesse ou dans le cadre du travail, par exemple, vont accélérer la survenue de cette baisse auditive bilatérale. Il existe un terrain familial à la presbyacousie. Dans certaines familles, elle survient assez précocement, dans d’autres au contraire elle est beaucoup plus tardive. Enfin, il existe des formes génétiques de surdité très précoce.

    Presbyacousie : Symptomes
    La presbyacousie se manifeste par un sentiment d’avoir de plus en plus de mal à comprendre les autres, surtout dans un environnement bruyant. Cette surdité progressive concerne en priorité les fréquences de sons aiguës, qui sont les plus utilisées pour la compréhension. Le son de la télévision est progressivement augmenté pour être entendu. La presbyacousie, si elle n’est pas appareillée, conduit à un isolement social progressif. Son caractère progressif et bilatéral (les deux oreilles sont concernées), l’âge d’apparition et la difficulté à entendre les sons aigus permettent d’envisager ce diagnostic. Il sera confirmé par une consultation chez un médecin spécialiste oto-rhino-laryngologiste (ORL).

    Presbyacousie : Prévention

    Dès qu’une gêne sociale apparaît, contactez votre médecin traitant qui vous adressera à un spécialiste ORL. Il faut éviter, en prévention, de se trouver dans des environnements très bruyants et les traumatismes sonores.

    Presbyacousie : Examens
    L’audiogramme est l’examen de référence pour confirmer le diagnostic. Il objective une surdité de perception bilatérale à peu près symétrique et portant sur les fréquences aiguës.

    Presbyacousie : Traitements
    Les vasodilatateurs (médicaments qui dilatent les vaisseaux) et oxygénateurs cérébraux sont parfois prescrits sans que leur efficacité ait été prouvée pour ralentir la progression d’une presbyacousie. Un appareillage par prothèse auditive est conseillé sans tarder dès que cette pathologie constitue une gêne sociale au quotidien. Enfin, une rééducation par orthophoniste permet d’apprendre à lire les mots sur les lèvres.

    Presbyacousie : Evolution

    Elle est progressive, plus ou moins lente, et toujours symétrique. Elle s’accompagne parfois d’acouphènes qui vont progressivement croissants. L’appareillage ne modifie pas l’évolution mais il est plus difficile de bien corriger un déficit auditif s’il est déjà important.

    Source : www.medisite.fr

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    D’où vient l’acouphène ?

    2 octobre 2014

    Officiellement, 2,5 millions de Français souffrent d’acouphènes et d’hyperacousie. Mais ce serait en fait près de 8 millions de personnes qui seraient touchées par ces symptômes. Rappel de leurs mécanismes.

    De plus en plus de Français se plaignent d’acouphènes et d’hyperacousie. Dans le premier cas, il s’agit de bourdonnements et de sifflements dans la tête et dans les oreilles. Dans le second, d’une hypersensibilité aux bruits normalement supportés. Ces symptômes auditifs peuvent entraîner une grande fatigue nerveuse, voire même obliger le patient à limiter ses contacts avec l’extérieur.

    D’où vient l’acouphène ?

    Dans de nombreux cas, il s’expliquerait par un défaut d’interprétations des stimulis adressés par les cellules sensorielles de l’oreille aux aires auditives. Celles-ci signalent alors ce problème par un sifflement proche de celui d’une cocotte minute ou du souffle du vent. Ce signal sonore devient omniprésent et envahissant pour la personne qui en souffre. Dans un environnement silencieux, la gêne devient encore plus prononcée. Le processus d’habituation aide la personne à moins se focaliser sur ce désagrément, afin de moins le ressentir. Ce processus s’appuie sur deux fonctionnement de notre cerveau.

    Le cerveau s’adapte à l’environnement sonore

    Dès le stade fœtal et lors de l’enfance, l’environnement dans lequel une personne évolue façonne son cerveau. Ainsi, certaines zones de son encéphale vont être stimulées en fonction des sons, des lumières ou encore des odeurs qui l’entourent pendant cette première partie de son existence. Cette plasticité cérébrale doit être entretenue tout au long de la vie, afin d’éviter tout défaut sensoriel. Le lien social est le moyen le plus simple et le plus efficace pour stimuler nos aires sensorielles.

    Le cerveau compense un sens défaillant

    Mais lorsque la gêne auditive est installée, notre cerveau s’assure que ce sens défectueux soit compensé par les autres. Plusieurs études ont démontré cette interconnexion entre les systèmes sensoriels. Si l’ouïe est endommagée, la vue viendra compenser cette perte en facilitant la lecture sur les lèvres. Cette compensation sensorielle améliore le quotidien des patients. Elle ne permet pas en revanche de retrouver les capacités sensorielles perdues.
    Source : www.medisite.fr

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    Hypersensibilité aux sons

    9 avril 2014

    Une hypersensibilité aux sons

    Les manifestations : « La personne se plaint que certains sons sont trop forts et deviennent difficiles à supporter, alors que ces mêmes sons sont perçus comme normaux par les autres personnes » explique le Pr Frachet. Cette hypersensibilité rend parfois les bruits de la vie quotidienne insupportables comme certaines musiques, les cris d’enfant, l’impact de la vaisselle dans les cafés, la sonnerie du téléphone…
    Quelle pathologie derrière : on appelle cette pathologie l’hyperacousie, un symptôme lié à la presbyacousie*, qui résulterait d’une lésion de l’oreille interne ou de la destruction de cellules destinées à réguler les sons.
    Que faire : consultez un médecin ORL dès les premiers signes. Traité tôt, il est possible de limiter les pertes auditives et de conserver une bonne qualité d’écoute.*  vieillissement du système auditif et de la dégénérescence des cellules de l’oreille interne qui entraîne une perte progressive de l’audition, surtout dans les fréquences élevées.

    Source : www.medisite.fr

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    Maladie de ménière

    9 avril 2014

    Ménière (Maladie de) : Définition

    La maladie de Ménière est une maladie chronique de l’oreille interne. Elle se présente sous la forme d’épisodes imprévisibles de vertiges qui s’accompagnent d’acouphènes (sifflements ou bourdonnements d’oreille), de nausées et de vomissements, et d’une baisse de l’audition jusqu’à la surdité (allant de quelques secondes à quelques jours). La survenue de la maladie se manifeste plutôt chez les personnes entre 30 et 50 ans, et ne touche en général qu’une seule oreille. Elle peut apparaître subitement et durer toute la vie. En dehors des crises, les personnes atteintes peuvent vivre tout à fait normalement.

    Ménière (Maladie de) : Causes

    On ne connaît pas l’origine avec certitude, mais il semblerait que le syndrome provienne d’une augmentation de pression (hypertension) à l’intérieur des liquides de l’oreille interne impliqué dans le sens de l’équilibre. Cela entraîne un brouillage des signaux d’équilibre que l’oreille envoie au cerveau. Ne sachant plus dans quelle posture vous êtes, vous ressentez des vertiges.
    Selon certains spécialistes, il y aurait une prédisposition génétique, mais les données à ce sujet sont variables : ce serait le cas chez 10 à 50% des personnes atteintes de la maladie. Certains facteurs de risque sont cités : une période de stress émotionnel élevé, une grande fatigue, des changements de pression atmosphérique (en avion, en montagne…), l’ingestion de certains aliments très salés ou qui contiennent de la caféine, l’artériosclérose (dépôt graisseux à l’intérieur des artères qui entrave la circulation sanguine), une allergie alimentaire, un ancien traumatisme crânien ou même un excès de liquide dans l’oreille interne.

    Ménière (Maladie de) : Symptomes

    La maladie de Ménière évolue par crises qui durent entre 15 mn et 24 heures. Elles se manifestent par des accès de vertiges rotatoires très particuliers, des acouphènes (sifflements ou bourdonnements d’oreille) et une perte d’audition. Dans 80% des cas, elle ne touche qu’une seule oreille, mais elle peut être bilatérale. Les crises surviennent brutalement, précédés parfois de céphalées, d’une sensibilité aux sons, des étourdissements. Elles commencent par une sensation d’oreille bouchée avec une baisse d’audition et des acouphènes. Puis surviennent des vertiges avec une perte d’équilibre et la sensation que tout tourne autour de soi, des nausées, des vomissements, accompagnés de temps en temps de diarrhées, de sueurs et de mouvements rapides des yeux non contrôlables. La crise se calme progressivement, mais les acouphènes et les maux de tête peuvent persister plusieurs jours. Une faiblesse physique générale succède souvent aux vertiges.
    Ménière (Maladie de) : Prévention

    Si vous êtes allergiques, faites vous traiter. Cela a tendance à augmenter la quantité de fluide dans les oreilles. Les médecins conseillent de tenir à jour un calendrier des crises pour découvrir les facteurs déclencheurs éventuels.

    Certaines règles de diététique semblent diminuer les accès de vertiges et leur intensité. Il est recommandé de suivre un régime peu salé (la consommation de sel peut faire varier la pression dans les oreilles, car il contribue à la rétention d’eau), de réduire sa consommation de caféine qui augmente les acouphènes (sifflements ou bourdonnements d’oreille), de produits gras, de chocolat, d’alcool et de sucre. Préférez les atmosphères calmes, sans stress, en évitant les expositions aux bruits intenses.

    Ménière (Maladie de) : Examens

    L’examen clinique repose sur l’observation des symptômes. Pour confirmer le diagnostic, plusieurs examens sont pratiqués :
    - Un test audiométrique pour déterminer l’importance de la baisse d’audition. Il consiste à écouter une série de sons transmis par un casque posé sur les oreilles.
    - Une épreuve calorique (ou Barany) qui enregistre les mouvements des yeux après avoir provoqué un vertige. Il est obtenu en introduisant successivement de l’eau chaude et de l’eau froide dans chaque oreille. En cas de maladie de Ménière, les mouvements sont anormaux.

    • Une épreuve rotatoire (le patient tourne sur lui-même) suivie d’un enregistrement de l’activité électrique des voies auditives.
    • Un IRM ou un scanner pour écarter du diagnostic une tumeur du cerveau ou des nerfs auditifs.

    Ménière (Maladie de) : Traitements

    Il est difficile de traiter la maladie car on n’en connaît pas encore la cause. Cependant, certains médicaments sont prescrits pour réduire la pression dans l’oreille interne. Parmi eux, on retrouve les médicaments diurétiques (ils engendrent une perte accrue de liquide dans les urines), et des vasodilatateurs (ils augmentent l’ouverture des vaisseaux sanguins).
    En cas d’échec, on fait appel aux traitements chirurgicaux (section du nerf vestibulaire, labyrinthectomie qui consiste à détruire certains composants de l’oreille interne. Cette opération rend sourde l’oreille concernée de manière permanente). Une alternative consiste à injecter un antibiotique toxique pour l’oreille interne, la Gentamycine, avec, également, un risque de surdité complète et définitive de cette oreille.
    Durant la crise, on conseille de s’asseoir dans une pièce calme et de se reposer aussi longtemps que les symptômes persistent, de fixer le regard sur un objet, de bouger la tête le moins possible, et d’éviter la lumière vive. Des médicaments anti vertigineux et anti nauséeux sont parfois utiles.

    Ménière (Maladie de) : Evolution

    Les traitements permettent d’atténuer les crises et de les rendre supportables. Ils n’ont cependant pas d’influence démontrée sur l’évolution de la maladie. La fréquence des crises est très variable et imprévisible : d’une crise une fois tous les 3 à 4 ans à plusieurs par semaine. De la même manière, les périodes de rémission surviennent spontanément sans vraiment de cause connue.
    La plupart des personnes atteintes souffrent à terme d’une perte d’audition définitive plus ou moins importante, d’acouphènes et de troubles de l’équilibre.

    Source : http://www.medisite.fr/

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    Que faire en cas de traumatisme sonore ?

    11 juin 2013

    Si vous pensez être victime d’un traumatisme sonore (acouphènes, surdité brusque, hyperacousie) il faut vous rendre en urgence en consultation ORL

    Quand ?

    En effet, les concerts de rock, les discothèques, les baladeurs numériques, les raves parties sont autant de risques pour l’audition et engendrent insidieusement acouphènes, surdité brusque ou hyperacousie dans le pire des cas.

    En résumé toute exposition de courte durée à des niveaux sonores élevés* est un facteur de traumatisme auditif

    * Pour connaître le niveau sonore d’un environnement, se reporter à l’échelle du bruit

    Qu’est-ce que c’est ?

    Traumatisme sonore aigu : Accident auditif survenant brutalement à la suite d’une exposition de courte durée à des niveaux sonores élevés, généralement supérieurs à 110 dB. Se traduit par une surdité et/ou des acouphènes.
    Le traumatisme auditif est une lésion de l’oreille interne due à un bruit trop fort (concert, détonation de fusil, pétard).
    Ce traumatisme entraîne la mort de quantité de cellules ciliées qui tapissent le fond de l’oreille interne.
    Acouphène : perception auditive ne correspondant pas à un bruit extérieur. Sifflement ou bourdonnement d’oreilles, l’acouphène peut être perçu dans une seule oreille ou bien dans les deux oreilles en même temps.
    Hyperacousie : perception exacerbée des sons du quotidien entraînant une grande souffrance physique et psychologique.
    Surdité brusque : elle se manifeste par une perte auditive rapide, souvent accompagnée d’acouphènes et de vertiges, son origine est vasculaire ou inflammatoire.

    Traitement ?

    Le traitement d’urgence d’un traumatisme auditif :

    • les corticoïdes,
    • les vasodilatateurs en association aux corticoïdes
    • le caisson hyperbare : associé aux vasodilatateurs en cas de surdité importante.

    Traité dans les 24 heures suivant le traumatisme, les chances de récupération totale sont bonnes.
    Après 3 jours, elles sont plus limitées.
    Après 3 semaines, les chances d’amélioration deviennent faibles.

    Solution pour éviter les traumatismes sonores ?

      Il faut éviter autant que possible l’exposition aux bruits à forte dose,
      il est donc conseillé :

    • d’éviter les établissements ou les activités qui fondent leur réputation sur un niveau sonore élevé,
    • de s’éloigner des enceintes acoustiques ; le procédé est surtout efficace en plein air,
    • d’avoir le souci permanent de contrôler le niveau sonore du baladeur, de la chaîne Hi-Fi et de l’auto-radio,
    • de porter des bouchons protecteurs en mousse qui sont invisibles, certes un peu contraignants, mais très efficaces.
    • De réduire la durée d’exposition ; les durées hebdomadaires d’écoute ne doivent pas dépasser :
    • - 20 heures à 93 dBA (baladeur, auto-radio)
      - ou 4 heures à 100 dBA (baladeur à volume maximum)
      - ou encore 2 heures à 103 dBA (discothèque)

    sources : www.journee-audition.org/prevention-audition.htm
    www.acouphenes-hyperacousie.com